spot_imgspot_img

CAN 2010 : le gouvernement togolais rappelle son équipe

Trois personnes sont décédées dans l’attaque du bus de l’équipe. Les joueurs ont exprimé leur souhait d’abandonner le tournoi.

Le gouvernement togolais a rappelé son équipe samedi en début de soirée après le mitraillage du bus de la sélection nationale qui se rendait à la CAN-2010 qui a fait trois morts, a indiqué à Lomé le ministre de l’administration territoriale et porte parole du gouvernement Pascal Bodjona. «Nous ne pouvons pas continuer dans cette circonstance de drame la compétition de la CAN. Cela a été nécessaire parce que les joueurs sont sous le choc», a déclaré M. Bodjona.

Le drame, survenu vendredi, a fait trois morts : deux membres de la délégation togolaise – le chargé de communication et l’entraîneur adjoint- ainsi que le chauffeur du bus. Le gardien togolais Kodjovi Obilalé, blessé par balles au niveau des reins, est actuellement hospitalisé à Johannesburg (Afrique du Sud), où il devait être rapidement opéré. Un autre joueur, Serge Akakpo, qui joue lui à Vaslui, en Roumanie, a été effleuré par deux balles au niveau du dos.

Les Eperviers, le nom de l’équipe Togolaise, ont été attaqués alors qu’ils effectuaient en bus le trajet entre le Congo, où ils étaient en stage de préparation depuis fin décembre, et Cabinda, leur lieu de résidence durant la Coupe d’Afrique des Nations (CAN). Un trajet d’environ 200 kilomètres.

«On n’a pas fait exprès», expliquent les rebelles

«C’est comme si nous étions en train de rêver. Je suis choqué. Je suis l’un de ceux qui ont porté les blessés jusqu’à l’hôpital, c’est là que j’ai vraiment réalisé ce qui se passait. Tout le monde criait, appelait sa mère, pleurait au téléphone, prononçait ses derniers mots en pensant qu’on allait mourir», a raconté le joueur Emmanuel Adebayor au micro de BBC Sport Africa. Evoquant les trois décès, le gardien togolais, Kossi Agassa, a expliqué : «On est tous abattu par cette nouvelle. Aucun joueur de l’équipe n’est prêt à faire cette CAN», a-t-il déclaré. «Tout le monde veut rentrer dans sa famille».

«Il y a eu beaucoup de sang et de peur dans le car», a témoigné de son côté Hubert Velud sur RMC, sélectionneur français du Togo. Légèrement touché au bras, il en a également profité pour remercier l’armée angolaise qui escortait le convoi. «Ils nous ont sauvés. Sans eux, les rebelles nous auraient achevés».

L’attaque a été revendiquée par le Front de libération de l’enclave de Cabinda (Flec), qui milite depuis 1975 pour l’indépendance de cette bande de terre enclavée entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Congo-Brazzaville. «Nous regrettons que ce soit le bus du Togo qui a été pris pour cible, a cependant tenu à préciser par téléphone sur Infosport Rodrigues Mingas, le secrétaire général du mouvement. On n’a pas fait exprès de tirer sur un bus de joueurs. C’aurait tout aussi bien pu être le bus des Ivoiriens, le bus de n’importe qui… On est en guerre, tous les coups sont permis.»

Le mode de transport mis en cause

Forcément après un tel évènement, les interrogations sont multiples, notamment sur le mode de transport qui a été utilisé. Pourquoi la délégation togolaise n’a-t-elle pas pris l’avion pour effectuer son trajet comme le stipule les règlements de la CAF ? D’autres interrogations subsistent, notamment sur le remplacement – ou non – du Togo. Les autres équipes du groupe B qui doivent séjourner dans la même région (la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et la Ghana) vont-elles accepter de rester sur place sachant que le FLEC a annoncé que cet attentat n’était que le premier d’une longue série ?

Le réglement de la CAN stipule qu’une équipe qui se retire «avant le début du tournoi final après avoir obtenu sa qualification est remplacée par l’équipe qui la suit dans le classement de son groupe. Sinon, le groupe auquel appartient l’équipe ayant déclaré forfait sera composé de trois équipes», (article 84). Il semble toutefois très hypothétique que le Maroc, quatrième de son groupe derrière les trois qualifiés (Cameroun, Gabon et Togo), soit appelé pour participer à la CAN, en raison notamment des délais (le Togo devait entrer en lice lundi).

En attendant, ce triste épisode a déjà pris des proportions internationales. En Angleterre, le club de Hull City a ainsi demandé le retour de ses joueurs qui participent à la CAN. D’autres devraient en faire de même dans les prochaines heures. Quoiqu’il en soit, un peu partout, c’est une autre question qui commence à faire son petit bonhomme de chemin. Compte tenu de ces évènements, mais aussi de ceux qui avaient entouré le match de qualification entre l’Egypte et l’Algérie en décembre dernier, la prochaine Coupe du Monde qui doit se dérouler en juin prochain en Afrique du Sud est-elle en danger ?

Sport24.com et Lefigaro.fr avec agences

Exprimez-vous!

  1. Il faut que le maroc soit appeler par la CAF j’éspère ! Mais se qui c’est passer pour l’équipe togolaise est vraiment grave cela n’est pas normal!

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

spot_imgspot_img

Articles apparentés

spot_imgspot_img

Suivez-nous!

1,877FansJ'aime
133SuiveursSuivre
558AbonnésS'abonner

RÉCENTS ARTICLES