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Gabon: Ali Bongo Ondimba : Aussi pourri que son père

Depuis la très malhonnête intronisation du « biaffre mal élu » du Gabon le 16 Octobre dernier, et le brouhaha fait autour des annonces de réformes aussi rocambolesques les unes que les autres avec lesquelles « bébé Ondimba » a voulu impressionner la galerie de béats et de naïfs qui ont vu en lui quelqu’un de différent de son père, je ne puis que continuer à réitérer ce que, dans un récent article et dans bien d’autres écrits, j’ai toujours dit de la famille Bongo et de la nature humaine.

C’est que, quand on naît mauvais, on reste forcément mauvais toute sa vie. Et quand on a trahi une fois, on trahira toujours. La nature  humaine est ainsi faite.

Omar Bongo, avais-je affirmé depuis la création par mes soins du mouvement « Bongo Doit Partir » en décembre 1998, était tellement animalisé que 1) rien de bon ne pouvait plus arriver au Gabon tant qu’il serait au pouvoir, que 2) le Gabon ne changerait jamais par les urnes tant que le régime Bongo serait aux commandes et que 3) la configuration antidémocratique du système bongoïste faisait que les Gabonais n’avaient que la violence comme seule voie vers le changement véritable. Pour ces vérités, le BDP et moi-même fûmes pendant 11 ans diabolisés par les Bongoïstes et les naïfs qui croyaient encore aux miracles.

Pourtant, malgré les promesses et les discours de refondations et de réformes mille fois répétés dans un disque rayé qui, chaque année, endormit les Gabonais dans l’attente permanente d’un progrès qui ne vint jamais, je demeurais seul parmi les engagés politiques gabonais à maintenir qu’Omar Bongo mourrait sans rien laisser de bon derrière lui. L’histoire me donna, hélas, raison. Omar Bongo alla crever comme un rat dans un hôpital espagnol, dans la honte la plus totale de n’avoir jamais pu construire chez lui un seul hôpital digne de ce nom qui, peut-être, eût pu lui sauver la vie à lui et à d’autres Gabonais atteint de maladies difficiles. C’est que le funeste sort qu’Omar Bongo avait pendant 42 ans réservé aux Gabonais avait fini par le rattraper !

La vie, voyez-vous, est comme la physique: les mêmes causes y mènent toujours aux mêmes effets. C’est dire qu’une fois criminalisé, on ne peut que demeurer criminel à vie, une fois corrompu, on ne peut que se comporter en corrompu, et une fois animalisé, on ne peut que se vautrer dans l’animalité. Autrement dit, on ne peut réformer ni changer ce qui est mauvais : c’est là une loi immuable et incontournable de la nature humaine. Les comportements déviants gardent toujours en eux un grand potentiel de récidive. Voilà pourquoi les malades mentaux sont internés et les criminels bannis de la société libre.

De la même manière qu’un fruit pourri ne peut être rajeuni, un régime vieux de 42 ans comme celui des Bongo ne peut se refaire ni se réformer. Il a pris tellement de mauvaises habitudes que ces habitudes immorales et déviantes sont devenues une norme acceptable aux yeux de tous les bongoïsés qui, de près ou de loin, dépendent de ces habitudes pour leur subsistance. Voilà pourquoi vous verrez toujours les bongoïstes s’en prendre à des gens comme moi et nous traiter d’aigris parce que parler de moralité au Gabon est presque devenu un anathème, et ceux qui osent en parler sont regardés avec des yeux ronds comme s’ils sortaient de la planète Mars. C’est ce qui fait que quand on dit des vérités objectives contre les Bongo et leur catastrophique échec de gestion au Gabon, les bongoïstes vous jetteront toujours tout de suite au visage l’épithète de tribalistes (Ils confondent systématiquement les Bongo avec les Téké, nos bongoïsés). C’est cela aussi qui fait que, au Gabon, on voie comme une « chance » le fait de se positionner politiquement pour un poste de ministre dans lequel on ne sera pourtant qu’un tonneau vide, le régime étant averse à toute démonstration de probité morale, professionnelle ou intellectuelle. On ne survit dans le régime Bongo que quand on est pourri comme tout le monde. Et quand vous dites que le changement par la violence, qu’on le veuille ou pas, est obligatoire au Gabon, ils vous accusent de fomenter la violence alors même que vous êtes en train de leur dire que c’est plutôt eux-mêmes qui, en privant arbitrairement le peuple de ses droits, forceront un jour ce peuple à l’insurrection car c’est là aussi une loi incontournable de la nature : la dictature est toujours, elle-même, la cause de la rébellion qui la défait.

Comme je l’ai toujours affirmé, donc, Omar Bongo était si mauvais qu’il a rendu mauvais tous ceux qui l’ont côtoyé, y compris ses propres enfants adoptifs ou naturels, Ali Bongo en tête. Et toute la famille Bongo de devenir, naturellement, une famille animalisée incapable d’humanité envers le peuple gabonais. Elle est également restée, pendant 42 ans, incapable de se réformer pour le plus grand bien de tous.

Croyez-moi : Dieu le créateur lui-même a créé l’enfer parce qu’il savait que malgré ses attentes de moralité, et malgré le sacrifice de son fils Jésus le Christ mort sur la croix pour nous sauver, il se trouvera toujours des humains machiavéliques qui préfèreront jusqu’au bout s’enfermer dans l’immoralité et qui, par conséquent, se montreront jusqu’au bout indignes de sa divine miséricorde. Omar Bongo fut sans doute de ces humains diaboliques et animalisés pour qui Dieu a probablement gardé une place bien brûlante en enfer aux côtés de Belzébuth.

Il faut donc se rendre à l’évidence et reconnaître que, dans la pensée populaire, l’idée du « tel père, tel fils » n’a jamais été aussi vraie que dans le cas de la famille Bongo. Ali Bongo, toute sa vie, a vécu dans le sillage de son père. Dans ce monde familial pourri, Ali Bongo n’a pu apprendre que les entourloupes et les démarches mesquines qui ont fait que :

1) avec son frère André Mba Obame (ancien Ministre de l’Intérieur reconverti en néo-opposant), Ali Bongo ait tout fait pour aider son père à conserver le pouvoir. C’est ainsi que les deux compères s’activèrent aux côtés d’Omar Bongo à totalement ronger, ulcérer, édulcorer et dénaturer les petits acquis démocratiques nés de la Conférence Nationale de 1990. La Constitution assez démocratique née de cette réflexion et conversation nationale a, au cours des 20 années suivantes, subi tellement d’assauts antidémocratiques qu’elle devint l’ombre d’elle-même. La limite des mandats, qui fut jadis de 5 ans renouvelables une fois, fut changée en éligibilité à vie. Le système d’élection à deux tours qui garantissait la victoire à une opposition organisée au deuxième tour fut changé en système d’élections à un tour et, aujourd’hui, la Constitution gabonaise est, plutôt, devenue un outil d’oppression et de répression en vue de la permanence dynastique des Bongo, qui se présentent désormais comme les seules personnes avec le droit de diriger un Gabon devenu leur propriété privée.

2) que dans sa conception de la vie politique, Ali Bongo se soit contenté de plonger tête la première dans l’immoralité, exactement comme l’aurait fait son papa. A son actif immédiat: utilisation de l’armée pour brimer les récalcitrants politiques, dilapidation de 300 milliards de CFA pour financer une campagne présidentielle pourtant gagnée d’avance (au vu de son accaparement incontesté de la machine étatique par le biais du régime PDG qui le soutenait), organisation du kidnapping de Daniel Mengara en le faisant séquestrer dans une chambre de l’hôtel Ré Ndama par des parasites politiques corrompus avec l’argent public (tout cela parce qu’Ali Bongo voulait voir de ses propres yeux et corrompre l’homme qui, pendant 11 ans, refusa par six fois de rencontrer son père). A cela s’ajoutent les discours pompeux, populistes et vides qui visent à endormir les Gabonais dans les mêmes attentes de réalisations qui ne viendront jamais, à l’instar des fameux 900 milliards de budget d’investissement qui, comme je l’ai déjà démontré, n’ont aucune cohérence en matière de développement économique. Nous ne parlerons même pas de son indigne acceptation de se faire « président » sur la base de la Constitution chiffon que son père avait laissée, une constitution rabibochée sur mesure qui avait pour but de justement faciliter l’accès dynastique d’Ali Bongo au pouvoir, tout simplement parce qu’Omar Bongo savait très bien que ni lui-même ni son fils Ali Bongo n’avaient aucun moyen politique ni arithmétique ni sociologique de se faire élire un jour président du Gabon dans le cadre d’une élection transparente et démocratique.

3) Ali Bongo ne sache de la gestion de la chose publique que la facilité et le gaspillage. N’ayant, avec son papa, jamais su la vraie valeur de l’argent qu’ils tiraient du trésor public pour le dépenser en futilités personnelles comme les voitures de collection et les fesses de femmes, on ne s’étonnera pas que feu le dictateur Omar Bongo ait, en 2005, donné 200 000 dollars à une prostituée de New York en échange d’une fellation alors même que sa femme, feu Edith Sassou Bongo, dormait, boudeuse, dans la suite voisine.

Comment s’étonner, dès lors, qu’Ali Bongo lui-même soit éclaboussé par des affaires de corruption et de blanchiment d’argent qui démontrent clairement sa complicité dans le pillage du Gabon en compagnie de son père, et ce dans des crimes commis il n’y a pas plus tard que trois ou quatre ans ? Mais l’immoralité est si profondément enracinée chez les Bongo que les scandales ne leur font plus rien du tout. Sous d’autres cieux, Ali Bongo aurait démissionné suite à la toute récente enquête du Congrès américain qui, selon une dépêche de l’AFP du 5 février courant, fait aujourd’hui état des « petites habitudes » d’Ali et de son père, « petites habitudes » qui indiquent à suffisance à quel point la famille Bongo est pourrie et totalement irresponsable. Et cela dure depuis 42 ans !

Il faut donc  aux Gabonais se poser les questions qu’il faut. Cet Ali Bongo qui est aujourd’hui vanté comme un « réformateur » n’est-il pas le même qui avait défrayé la chronique aussi récemment qu’en 2006, quand la chaîne de télévision américaine VH1 dans son émission « La vie fabuleuse des agents immobiliers super riches » présenta aux Américains éberlués une certaine Inge Bongo, épouse d’Ali Bongo, se pavanant dans le quartier sélect de Malibu à Los Angeles à la recherche d’une villa de 25 millions de dollars (12,033 milliards de CFA) que son époux Ali Bongo lui avait offerte, à l’époque où ce dernier, alors Ministre de la défense, était sauvagement amoureux d’elle ? 12 milliards de CFA à une femme qui est, avec Ali Bongo, aujourd’hui impliquée dans une affaire de blanchiment d’argent, affaire en sus de laquelle, selon l’AFP, Ali Bongo et Omar Bongo auraient « déboursé 18 millions de dollars [près de 9 milliards de CFA] pour s’offrir les services d’un lobbyiste américain Jeffrey Birrell » pour favoriser l’achat de six véhicules blindés et six avions militaires C-130, véhicules et avions acquis, on peut facilement le deviner, non pas pour faire la guerre à des voisins, mais pour mieux se préparer à mater policièrement les Gabonais qui oseraient remettre en question les tendances monarchiques de la famille !

Faites vous-mêmes le total de ces « petites habitudes » bongoïstes et vous comprendrez pourquoi le Gabon n’a jamais pu décoller depuis 42 ans ! 130 millions de dollars (62 milliards de CFA) du trésor public détournés sur des comptes à la Citibank de New York par ci et des voitures de luxe à près de 400.000 euros  (262 millions de CFA) l’unité par là, 25 millions de dollars (12 milliards de CFA) pour la villa d’une épouse par ici et 18 millions de dollars (9 milliards de CFA) au lobbyiste Jeffrey Birrell par là, 33 appartements et hôtels particuliers équivalents à plus de 150 millions d’euros (98 milliards de CFA) par ci et une soixantaine de comptes bancaires emplis d’argent gabonais par là, 200 000 dollars à une prostituée par ici et une pléthore de bambins « petits Bongo » et maîtresses prostituées à nourrir par là, sans oublier les 9 millions de dollars (5 milliards de CFA) donnés par Bongo en 2005 au lobbyiste américain Jack Abramoff pour « mériter » l’honneur d’un  petit-nègre serrant dans une photo, sourire béat et idiot aux lèvres, la main du président américain George W Bush !

Un petit total sur ces quelques scandales bien connus, et voilà la Gabon délesté de près de 200 milliards de francs CFA. Et ce n’est là que la pointe visible d’un gros iceberg vieux de 42 ans au sein duquel corruption, blanchiment d’argent, détournements, financement de fraudes électorales et gaspillages divers ont irrémédiablement coulé le bateau nommé Gabon.

Que de milliards de gaspillés par la famille Bongo, et tout ceci dans un pays riche où des bébés et des mères meurent à même le sol dans des hôpitaux sans lits et sans médicaments !

Il est vrai que de son vivant, « papa » Bongo recevait d’Elf-Aquitaine (devenu Total), et ceci à titre personnel et privé, la bagatelle de 50 millions d’euros (33 milliards de CFA), somme que la compagnie « offrait » chaque année à Bongo juste pour avoir le droit d’exploiter le pétrole gabonais ! Ce qui voudrait dire, si on fait le total depuis 1980, par exemple, qu’Omar Bongo, à titre privé, aurait volé au Gabon près de mille deux cent milliards de francs CFA sur 30 ans ! Donc, l’équivalent de tout un budget ! Et on s’étonne qu’il ne soit plus rien resté dans les caisses de l’Etat pour construire les hôpitaux, les routes, les écoles et les maisons dont le pays avait besoin  pour asseoir son développement économique !

Papa mort, et Elf-Aquitaine étant devenu Total, il est facile aujourd’hui de faire le lien et de conclure que ces royalties personnelles qui ont donné à Omar Bongo près de mille deux cents milliards de CFA sur 30 ans font aujourd’hui partie du patrimoine personnel d’Ali Ben Bongo Ondimba. Il ne faut surtout pas compter sur un Bongo pour se rendre compte que ces milliards jetés par la fenêtre auraient pu épargner la vie à quelques centaines d’enfants parmi les milliers qui font partie du 1/10ième de gosses qui meurent chaque année au Gabon avant leur cinquième  anniversaire.

Notons tout simplement au passage que, selon la Dr. Murielle Owono Megnier-Mbo, une machine d’assistance à la respiration des nouveaux nés (respirateur) coûte environ 30 millions de FCFA. Un coût très négligeable au vu des bénéfices en vies humaines que cette machine peut sauver. Or, l’agence de presse Gabonews, dans un article du 13 janvier 2006, avait publié une annonce dans laquelle Omar Bongo avait décidé, de sa propre poche (vraiment!?), de payer l’ensemble des droits de retransmission de la Coupe d’Afrique des nations de football, prévue du 20 janvier au 10 février 2006 en Egypte, “afin de permettre aux Gabonais de suivre la compétition”. Vu que ces droits de retransmission s’élevaient à 500.000 euros, soit 342 millions de  francs CFA, ce montant représentait 11 machines “respirateurs” qui auraient permis, si on en avait doté chaque hôpital provincial, de sauver la vie à des milliers de bébés gabonais.

Pire, les 9 millions de dollars qu’Omar Bongo avait payés en 2003 au lobbyiste américain Jack Abramoff pour obtenir une rencontre avec le président américain George Bush, soit 5 milliards de F CFA, auraient pu acheter 167 de ces machines, dotant ainsi le Gabon et chacun de ses dispensaires d’une machine au moins. Ne parlons même pas des bénéfices généraux qu’une telle somme peut apporter en termes de médicaments dans les hôpitaux et autres. Mais au pays d’Omar Bongo, on préférait tuer des milliers de bébés gabonais pour obtenir une simple photo « petit nègre » et un échange « petit nègre » de 20 minutes avec le « grand blanc » président américain George W. Bush !

Et si on faisait le même calcul avec les 12 milliards de CFA offerts par Ali Bongo à son épouse Inge Bongo en 2006 pour s’acheter une villa à Malibu en Californie, on se rend compte que le Gabon aurait pu se doter de 400 de ces mêmes respirateurs pour bébés ! Combien de bébés gabonais sont morts depuis 2006 parce qu’Ali Bongo avait préféré, avec son père, se faire complice d’un génocide par la silencieuse misère qui, au Gabon, a fait chaque année depuis 1967 plus de victimes que dans un pays en guerre civile ?

Ceci n’est que la face cachée de l’iceberg constitué par la famille Bongo dans les eaux troubles et meurtrières du Gabon. Le sous-développement dans lequel les Gabonais vivent constitue un génocide et les Bongo, d’Omar Bongo à Ali Bongo en passant par tous les autres parasites du clan Bongo, en sont responsables.

Je ne cesserai donc jamais de le maintenir : une fois pourri, on reste pourri toute sa vie. La nature humaine est ainsi faite. Pourris les Bongo sont, pourris les Bongo resteront. Il n’y a aucune dose d’annonces de réformes vides de sens qui me fera croire à moi qu’un Bongo peut être honnête, moral ou digne. Il n’y a aucune acrobatie verbale ni aucune incantation ndjobiesque qui me fera croire que quelqu’un comme Ali Bongo qui, avec son père, a passé des décennies à meurtrir le Gabon, puisse un jour se réveiller un beau matin comme frappé par la grâce divine, et commencer à penser au sort des Gabonais depuis 42 ans abandonnés dans les caniveaux de la misère inexplicable.

Au pays des Bongo, seule l’animalité compte. Ce énième scandale, qui éclabousse directement Ali Bongo, le fameux « réformateur rénovateur » tant vanté qui, comme un animal pourtant, s’est fait fièrement élire sur la base d’une Constitution sale avec des méthodes sales au sein d’un régime sale qui a organisé des élections sales, en est la preuve la plus flagrante.

Une fois pourri, on reste pourri.

Bongo Doit Partir.

Daniel MengaraDr. Daniel Mengara
Président du mouvement « Bongo Doit Partir »

BDP-Gabon Nouveau
P.O. Box 3216 TCB
West Orange, NJ 07052, USA
Tel/Fax : 973-447-9763

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