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Gabon: ouverture du congrès du PDG qui devrait élire Ali Bongo à sa tête

Le 10e congrès extraordinaire du Parti démocratique gabonais (PDG), créé il y a 42 ans par le défunt président Omar Bongo, s’est ouvert vendredi en présence de son fils, le président gabonais Ali Bongo, qui devrait être élu à sa tête, a constaté un journaliste de l’AFP.
Ali Bongo est arrivé en fin d’après-midi à la Cité de la démocratie de Libreville où il a remis des récompenses à des lauréats de concours organisés par le PDG. Il devrait prononcer un discours samedi.
Le congrès a pour but la « redynamisation du parti à travers la révision des statuts et des règlements intérieurs », a affirmé à l’AFP Faustin Boukoubi, le secrétaire général.
« Il y avait un président-fondateur qui n’est plus et nous devons donc modifier l’organigramme », précise M. Boukoubi. « Nous allons élire un nouveau président. Ali Bongo devrait être celui-là mais les congressistes doivent voter. C’est le congrès qui décidera ».
Pour tous les observateurs interrogés par l’AFP, l’élection d’Ali Bongo, qui avait obtenu l’investiture du PDG à la présidentielle de 2009, ne fait aucun doute.
Outre, l’aspect formel, le PDG, ancien parti unique qui a remporté toutes les élections depuis l’avénement du multipartisme en 1990, doit « surtout faire face à l’après-Omar Bongo et convaincre adhérents et barons du parti qu’il est encore la solution », selon un observateur, sous couvert de l’anonymat.
« L’engouement autour du PDG est en contradiction avec ceux qui l’annoncent comme mort. Vous vous rendrez compte lors du congrès qu’il est bel et bien vivant. C’est un parti de masse », affirme M. Boukoubi.
De nombreux membres du PDG, notamment des cadres du Haut-Ogooué, la province du président défunt qui avait bénéficié de largesses de celui-ci, ont fait part de leur mécontentement après les premières réformes d’Ali Bongo. Ils lui reprochent notamment d’avoir écarté de nombreux responsables de postes de l’admnistration.
« Une chose est sure: les mesures qui ont été prises par le chef de l’Etat n’ont pas fait que des heureux. Il y a eu beaucoup de frustration. Beaucoup de responsables ont perdu leurs postes. Naturellement, ils ne sont pas contents. Toutes les provinces ont été touchées, notamment le Haut-Ogooué, c’est une évidence », admet M. Boukoubi.
« Mais, il faut réussir l’émergence! Il faut réussir l’application des réformes, de telle sorte que le résultat, c’est à dire le développement progressiste soit mieux partagée ».
Comme souvent lors de tels événements, plusieurs personnalités de l’opposition ont annoncé leur ralliement au PDG avant le congrès: le ministre des PME Jean-Felix Mouloungui, déjà exclu de son parti l’Union du peuple gabonais (UPG) après avoir accepté un portefeuille ministériel, Erick Ekobo également de l’UPG, Paul Bunduku-Latha, un des dirigeants de l’Union gabonaise pour la démocratie et le développement (UGDD) ou Celestin Ella Nguema, ex-secrétaire général-adjoint du Mouvement pour le développement (MAD) ont annoncé leur adhésion au PDG.
Le PDG doit aussi faire face à la défection avant la présidentielle de barons qui se sont opposés à Ali Bongo comme l’ancien minsitre de l’Intérieur André Mba Obame ou les ex-Premiers ministres Casimir Oye Mba et Jean Eyéghe Ndong.
« Il y a une commission de discipline pour cela. Le congrès extraordinaire n’est pas le lieu » pour décider « d’exclusions », a précisé M. Boukoubi.

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