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Putsch « à la nigérienne » au Gabon: le parti de Mba Obame ne commente pas

L’Union nationale (UN, opposition gabonaise) a refusé mardi de s’exprimer sur des propos tenus en France par un de ses responsables, André Mba Obame, qui a évoqué l’éventualité d’un putsch « à la nigérienne » au Gabon, suscitant des réactions indignées des autorités.

« Concernant la polémique née des déclarations du secrétaire exécutif de l’Union nationale à Paris (M. Mba Obame, NDLR), l’UN se propose dans les jours qui viennent de faire une déclaration particulière », a affirmé à la presse un des vice-président du parti, Pierre-Claver Zeng-Ebome.

Il s’exprimait en présence du président du parti, Zacharie Myboto et de plusieurs autres responsables, ayant tous refusé d’évoquer la question.

« Nous aurons le temps de faire une déclaration à ce sujet dans les jours à venir », a dit M. Myboto avant de congédier les journalistes.

Dans un entretien au journal français L’Express, qui l’a mis en ligne le 11 mars, André Mba Obame brosse un tableau sombre de la situation au Gabon près de sept mois après l’élection à la présidence d’Ali Bongo Ondimba, dont il conteste la victoire.

« Le mécontentement est général. (…) Si ça continue comme ça, on va au coup d’Etat avant la fin de l’année. Un coup d’Etat à la nigérienne. Voilà peu, plus de 300 militaires ont donné 24 heures au gouvernement pour que leur soit enfin versée la solde due. Et ils ont obtenu gain de cause », affirmait notamment M. Mba Obame, ex-ministre de l’Intérieur officiellement classé 3e à la présidentielle organisée fin août.

Au Niger, l’armée a déposé le 18 février le président Mamadou Tandja après plusieurs mois de crise politique. M. Tandja, qui aurait dû se retirer de la présidence fin 2009, avait obtenu son maintien au pouvoir jusqu’en 2012 grâce à un référendum constitutionnel controversé.

Le Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) et ses alliés ont fustigé les propos de M. Mba Obame, que le gouvernement a qualifiés de « graves et particulièrement tendancieux ».

Il a exprimé sa « profonde indignation » et mis en garde contre « toute atteinte à la sécurité des Gabonais et des Gabonaises, à celles de leurs biens ainsi qu’à l’encontre de tous les non-nationaux en séjour ou de passage au Gabon ».

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