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Gabon : Jacques Adiahénot quitte le PDG

Le député du 4e arrondissement de Libreville, Jacques Adiahénot, vient de démissionner du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), quelques jours seulement après le dernier congrès du parti. Si ce dernier ne s’est pas encore prononcé sur son avenir politique, certains estiment déjà que l’ancien hiérarque du parti au pouvoir pourrait bien rejoindre les rangs l’opposition.
Nouvelle défection, et pas des moindres au sein du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir). Jacques Adiahénot, l’un des barons du parti, vient de prendre sa liberté quelques jours seulement après le 10e Congrès extraordinaire.

Proche des barons du PDG qui ont démissionné du parti pour contester l’absence de transparence dans le mode de désignation du candidat du PDG à l’élection présidentielle du 30 août 2009, notamment Jean Eyeghe Ndong et Casimir Oyé Mba, le départ du député du 4e arrondissement de Libreville était déjà pressenti.

Selon certaines sources proches du démissionnaire, ce dernier aurait attendu les conclusions du congrès pour fonder sa décision. En effet, les mêmes sources indiquent que celui qui a été Secrétaire général du PDG pendant la période de braises, en 1990, une époque où il fallait être courageux pour se déclarer «pédégiste», avait estimé que les dissensions nées de la dernière présidentielle au sein du parti étaient un incident de parcours. Une décision prise par un groupe restreint de «camarades» desservis par l’absence de dispositions juridiques claires en matière de sélection du candidat à l’élection présidentielle au sein du parti.

Pour Jacques Adiahénot, tous les militants du parti attendaient avec impatience le 10e congrès du parti pour apporter des correctifs définitifs aux textes du PDG et gommer les clivages suscités par la démission des «camarades» qui se sont présentés en indépendant lors de la dernière présidentielle.

Apparemment, les réformes apportées par le dernier congrès du PDG n’ont pas convaincu le député du 4e arrondissement de Libreville, qui a décidé de reprendre sa liberté. Va-t-il rejoindre une formation de l’opposition pour se donner les moyens de reconquérir le siège de député qu’il perd par son départ du PDG ?

Pour l’instant, l’élu du 1er siège du 4e arrondissement de Libreville depuis les années 90 n’a pas encore levé le voile sur son destin politique. Toutefois, tout porte à croire qu’il ira rejoindre ses «amis» à l’Union nationale (UN), un choix stratégique pour espérer conserver son siège qui sera âprement disputé par son ancien parti.

Le geste de Jacques Adiahénot sera-t-il suivi par d’autres barons du PDG, surtout la cohorte des sexagénaires et enfants gâtés du «bongoïsme», relégués à la périphérie des instances dirigeantes et qui se morfondent dans les allées du pouvoir ? Les déçus et les indécis « sont nombreux mais beaucoup n’ont pas le courage de partir pour ne pas perdre l’essentiel, le gagne-pain », commente un observateur averti. La saison de la transhumance politique est ouverte, les partielles indiqueront d’ici peu l’ampleur du mouvement.

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