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Woleu-Ntem : Le bâtiment abritant le tribunal d’Oyem n’arrive plus à contenir le personnel

Le tribunal de première instance d’Oyem, chef-lieu de la province du Woleu-Ntem (nord) est désormais très exigu pour le personnel exerçant dans cette institution, rapporte mercredi l’AGP.

Le bâtiment abritant les services dudit tribunal est devenu tellement exigu que les magistrats sont obligés de s’entasser à trois ou quatre dans des petits bureaux conçus au départ pour une ou deux personnes.

A ce problème de local s’ajoute celui du manque de meubles de bureaux ainsi que de l’insuffisance du personnel, même si le président dudit tribunal, Gaspard Mintsa Ondo, réfute le point lié au manque de personnel.

‘’ Nous n’avons pas de problème d’effectif ici. En revanche nous avons celui de locaux, les exigences de fonctionnement d’un tribunal ne sont pas réunis nous avons les problèmes de bureaux et de meubles, il y a tout de même un déséquilibre entre le nombre de dossiers à traiter et le personnel affecté, mais nous n’avons pas de problème de fonctionnement lié au problème des effectifs’’, a-t-il indiqué.

Pourtant le vendredi 26 mars, nous avons constaté que quatre affaires programmées en audience de cabinet, greffe civil, rôle civil et commercial, ont traîné de 09heures à pratiquement 11heures par manque de greffiers, les magistrats s’étant excusés plus d’une fois auprès des requérants et autres personnes intéressées de ne pouvoir débuter les auditions sans greffiers et tous ceux qui attendaient ont entendu un magistrat dire à l’autre, ‘’si tu arrives à mettre la main sur un, fais moi signe dès que tu termines’’.

Malgré ce témoignage des longues heures d’attente que les citoyens ont vécues ce vendredi là, le président du tribunal n’a pas démordu, cependant de source proche du greffe dudit tribunal, il se pose effectivement un problème de greffier.

‘’Nous sommes effectivement confrontés au problème de greffiers si l’on programme trois greffiers pour huit magistrats il y a déséquilibre, or il y a plein de greffiers à Libreville qui se tournent les pouces à ne rien faire, alors que ici nous n’en avons pas suffisamment ’’, a expliqué un maître dans les couloirs.

Le réel problème est celui de manque de structure adéquates, car si le personnel venait à être affecté en complément d’effectif, où le mettrait-on, au regard de l’exiguïté des bureaux de ce local construit en 1975, lequel ne répond plus à la donne actuelle, tout comme la prison provinciale d’Oyem qui aujourd’hui accueille 500 prisonniers, pour un local devant loger 100.

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