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Gabon : Les employés du pétrole entrent en grève

Un mois après l’ouverture des pourparlers avec le gouvernement, l’Organisation nationale des employés du pétrole (ONEP) a quitté la table de négociations et annoncé l’entrée en grève générale illimitée dès ce soir. Ils dénoncent notamment l’apathie des autorités sur l’embauche illégale massive dans le secteur.

L’Organisation nationale des employés du pétrole (ONEP) est passée à la vitesse supérieure ce 13 avril en annonçant l’entrée en grève générale illimitée dès minuit. A l’occasion du point-presse tenu à 12H00 à Libreville, les responsables syndicaux ont vertement fustigé le manque de considération de l’administration aux démarches de l’organisation pour résoudre les maux qui minent le secteur.

Le torchon brûle de nouveau entre les employés du pétrole et l’administration de tutelle, et les conséquences devraient vite se faire sentir dans les caisses de l’Etat qui perd plusieurs millions de francs CFA à chaque jour de grève.

Les discussions avaient été ouvertes le 12 mars après le préavis de grève lancé 5 jours plutôt pout dénoncer l’instauration d’un service minimum obligatoire, l’embauche illégale massive dans le secteur ou encore la persistance de la discrimination.

Mais «un mois jour pour jour après le début de nos travaux nous avons abordé la question préjudicielle du service minimum, l’audition des sociétés sur les violations des lois et la question des inspections du travail ; soit cinq points sur dix. Sur ces cinq points, seul un a fait l’objet de résolution définitive à savoir le service minimum», explique l’ONEP.

Concernant la commission interministérielle chargée de travailler sur le cahier des charges, l’organisation estime qu’il n’y a «plus aucun sérieux dans le déroulement des travaux», alors que «certains représentants de l’administration y participent de manière épisodique», dénonce-t-elle.

«Lundi 12 avril, nous avons une fois de plus constaté que (…) la société prévue d’être audionnée ce jour ne s’est pas présentée. Aussi l’ONEP a constaté l’échec des négociations», poursuit le communiqué.

Pour l’ONEP, le constat de l’embauche illégale dans le secteur pétrolier est alarmant. «Sur les trois premières entreprises étudiées, nous arrivons déjà à plus de 800 embauches illégales», indique le porte-parole de l’ONEP, Arnaud Engandji.

L’organisation a conditionné à cet effet la reprise des négociations à «l’engagement écrit des autorités compétentes que toute personne expatriée ayant travaillé au Gabon ne fusse qu’une journée en situation irrégulière sera expulsée, que les chefs d’entreprises coupables soient traduits devant la justice et que le personnel de l’administration intervenant dans le processus de délivrance des autorisations de travail soit sanctionné».

L’ONEP réclame enfin la mise en place d’une commission présidée conjointement par messieurs les ministres du Travail et des Mines pour travailler sur leur cahier des charges.

«Le plein emploi prôné par le gouvernement passe par une adhésion stricte des opérateurs économiques aux lois et règlements en vigueur en République gabonaise», a conclu l’organisation.

Fin mars 2008, l’arrêt total de l’activité seulement chez Shell Gabon avait entraîné un manque à gagner de plus d’un milliard de francs CFA par jour pour l’Etat gabonais, qui détient au moins 25% des parts des compagnies pétrolières installés sur son sol.

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