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Poursuite de la mise en place des grands chantiers

Pendant la campagne anticipée pour l’élection du président de la République suite au décès du président en fonction, Omar Bongo Ondimba, l’actuel chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba, alors candidat, avait décliné un projet de société qui identifiait neuf axes stratégiques adossés sur trois piliers économiques que sont le Gabon vert, le Gabon industriel et le Gabon des services.
Etait-ce un vœu pieux ou une réelle volonté d’organiser politiquement, économiquement et socialement le Gabon ? Toujours est-il que le pays est en train de revoir ses méthodes de gestion pour enfin parvenir à diversifier son économie.
Au centre de ce vaste chantier, le président de la République, chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, en compagnie de plusieurs membres du gouvernement, s’est rendu mercredi matin à Nkok sur un site qui va abriter la zone ‘’économique spéciale plurisectorielle’’, une enclave géographique située à 27 kilomètres de Libreville, sur la Nationale 1, pour confirmer l’activité qu’il avait annoncée le 4 mars dernier à Port-Gentil.
La zone économique spéciale de Nkok sera un emplacement géographique qui convient le mieux à l’installation d’entreprises spécialisées dans la transformation du bois. Une région qui va se développer par étape. De l’avis des promoteurs du projet, Nkok est un site qui peut abriter de façon optimale des terrains et fournir également une flexibilité dans la conception et l’ingénierie en suivant notamment l’évolution des conditions du marché.
L’exécution des travaux sur ce site, qui est appelé à accueillir essentiellement les entreprises spécialisées dans la transformation du bois, lève un pan de voile sur le contenu de la politique du ‘’Gabon vert’’, dont l’objectif est la valorisation de l’écosystème gabonais en tenant compte des exigences mondiales sur la préservation de l’environnement et de la lutte contre le réchauffement climatique.
Cet effort sera donc maintenu tout en tenant également compte des impératifs de développement et d’industrialisation de notre pays. Pour créer les conditions devant amener à la transformation du bois localement à travers un artisanat et une industrie dynamiques, le gouvernement a choisi d’aménager le site de Nkok.
Comme il le souhaite pour le sud quand il s’y est rendu la semaine dernière pour lancer d’importants travaux dans le département de la Basse Banio, l’aboutissement des travaux sur le site de Nkok va faire de la province de l’Estuaire un pôle de développement économique important, un processus de développement participatif destinés à améliorer les conditions des vies des populations dans la perspective de trouver de l’emploi, et donc de résorber le chômage
Pour sortir de la dépendance économique liée au pétrole et des autres matières premières ou pour faire de l’agriculture un vivier d’emplois, contribuer à la création de la richesse nationale et à la réduction de la pauvreté, le programme économique du président, s’il est respecté à la lettre dans son exécution, sied bien à la situation du Gabon.
La situation particulière occasionnée par le boom pétrolier des années 70 fait, qu’au Gabon, les revenus pétroliers servent à alimenter le budget de l’Etat à hauteur de 2/3. C’est ce constat sans appel que le président Ali Bongo Ondimba veut corriger. Il est donc indispensable que démarre la mutation du pays vers une économie à forte valeur ajoutée en évitant que l’économie du Gabon en 2025 ne repose plus uniquement sur la simple exploitation des richesses des sols et sous-sols (pétrole, bois, manganèse, fer, etc). On ne peut réussir une entreprise de cette envergure sans avoir au préalable baliser le terrain. Pour matérialiser cette vision d’un Gabon développé, le président a commencé par maîtriser les financements en cherchant les équilibres entre les dépenses et les recettes publiques, avec notamment la suppression d’un certain nombre d’agences, d’organismes et de fonds publics pour les centraliser dans des organismes nouveaux destinés à fonctionner avec plus d’efficacité
Devant cette importante responsabilité, on a vu disparaître le compte de refinancement de l’habitat (CRH), le fonds national de l’habitat (FNH), le fonds hypothécaire, le fonds de développement et d’expansion (FODEX) et le fonds d’aide de garantie (FAGA). C’est un moyen de rendre transparente la gestion des deniers publics, parce que l’existence de ces nombreuses régies financières rendait difficile une gestion “claire’’ de l’argent public.
Personne ne conteste ni son énergie, ni sa passion pour transformer le Gabon de fonds en comble malgré la situation conjoncturelle économique mondiale. Tout au plus, l’énergie et la passion impriment le style et la méthode du président qui doit rassurer le peuple pour que celui-ci retrouve confiance.

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