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Fête des cultures 2010: le CREPIG porte le flambeau cinéma gabonais à ce rendez-vous

Le Collectif des Réalisateurs et producteurs Indépendants du Gabon (CREPIG), une association pour la promotion du 7ème art gabonais, a pris une part active à la 11ème édition de la Fête des cultures, avec pour objectif d’inciter le peuple à consommer des productions locales, a constaté le reporter de GABONEWS.

« Pourquoi ne consommer que des films ivoiriens, ou des films nigérians ? Assez de Gohou! Il y a aussi des ‘’Angelina Jolie’’ et des ‘’Arnold Schwarzenegger’’ au Gabon. Il y a un cinéma gabonais, consommons local ! », scandait le représentant du « Studio Dominique Donatien » au CREPIG, Steven’s Mouélé, sur les hauts parleurs placés à cet effet.

Bien mis en évidence sur la façade extérieure du stand érigé pour l’occasion, une vignette interpelle les visiteurs : « vente de films gabonais ». L’objectif est clair et renforcé par la présence d’une pléthore d’affiches cinématographiques à l’effigie des acteurs locaux.

A l’intérieur du stand, avec un décor « écologique » constitué de feuilles de palmiers, de quelques colonnes de bois, hôtesses et autres animateurs cohabitent dans une certaine exigüité et affichent tous leur volonté de défendre et donc de promouvoir le film gabonais dans son ensemble.

Au menu du catalogue de films proposé aux visiteurs, figurent des œuvres récentes, dont certaines ont été très prisés des cinéphiles Librevillois ces derniers mois. « La maison du franc CFA », « La rose des ‘’mapanes’’ », entre autres titres qui confortent l’animateur du stand dans son initiative.

« Lorsque le Centre National du Cinéma Gabonais (CENACI) produit un film tous les deux ans, nous en produisons huit », se réjouit M. Mouélé. Toutefois, il s’empresse de préciser: « ces productions comprennent des courts, des séries et des longs métrages, dont certains ont été diffusés sur la première chaîne de télévision nationale (RTG1) ».

Selon Steven’s Mouélé, le CREPIG dont la création remonte à « sept mois », a pour vocation la promotion du cinéma gabonais. C’est en ce sens que la structure regroupe cinq maisons de production indépendantes et plusieurs cinéastes confirmés dont notamment Patrick Bouémé.

Sensible à la désormais diversité du cinéma gabonais, le public pour cette Fête des cultures est au rendez-vous et se renseigne sur les coûts, l’actualité des acteurs qu’il connaît grâce à la diffusion de certaines réalisations nationales sur la première chaîne de télévision, ou encore, il s’informe sur les prochaines sorties, les nouveautés, notamment. Pour preuve, de nombreux vas et viens des visiteurs au sein du stand.

Dans ce contexte, la vente de DVD s’effectue sans surprises. « Sur un lot de 105, nous en avons vendu 63 depuis hier », soutient le représentant du Studio « Dominique Donatien » au CREPIG, non sans arborer un léger sourire.

Le 14 juillet dernier, le CREPIG, emmené par son Président, Patrick Bouémé, était présenté au ministre de la Communication, Laure Olga Gondjout.

L’abondance des productions étrangères sur les chaines nationales et la sollicitation d’une subvention censée pallier ses manquements avaient figuré en bonne place au menu des échanges.

Placée sous le thème « diversité culturelle et identité nationale », la 11ème édition de la Fête des cultures, lancée jeudi dernier, s’achève ce dimanche 8 août.

Exprimez-vous!

  1. Je pense que tout le monde pourrait voir ses films préférés peu importe quel pays l’a produit! C’est une parte de la liberté d’expression que tout le monde devrait avoir.

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