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Scandale à la BEAC : qui suivra l’exemple du Gabon

(Par B NZANG NANG)

Des nombreux hauts responsables de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) sont depuis quelques mois, cités dans les malversations financières qui ont secoué cette institution financière sous régionale a amené le président gabonais, Ali Bongo Ondimba à mettre la justice en branle pour inculper les gabonais dont les noms ont été cités dans cette sombre affaire.

Le président, Ali Bongo avait dans la foulée de l’éclatement de ce scandale financier, réclamé la démission du gouverneur de la BEAC, Philibert Andzembé, par ailleurs gabonais qu’il a finalement obtenu de ses pairs.

Le numéro un gabonais qui fait de la bonne gouvernance, une directive essentielle de son action, n’a hésité un seul instant d’accepter la démission de son premier directeur de cabinet, Jean Pierre Oyiba dont le nom avait cité dans cette affaire, avant d’être blanchi par la justice française.

Plusieurs mois après, même si on s’interroge au niveau local, si la procédure d’instruction suivra son cours normal, à ma suite des changements intervenus au niveau du tribunal de grande instance de Libreville, il reste que rien ne pointe à l’horizon du côté certains Etats membres de la BEAC où on dénombre de nombreux hauts responsables cités dans cette scabreuse affaires, et qui semblent se la couler douce.

Cette situation a suscité la réaction du chef de l’exécutif gabonais lors de son discours à la Nation à l’occasion de la fête nationale, qui a estimé que son pays a pris ses responsabilités en mettant à la disposition de la justice toutes les personnes mise en cause dans cette affaire.

Il a surtout réagit par rapport à l’attitude des autres pays membres de l’institution dont des ressortissants seraient également mouillés dans ce scandale financier, de trainer les pieds afin de faire toute la lumière. Selon un audit ayant permis de révéler le scandale, plus de 130 personnes seraient impliquées dans ces magouilles.

De ce point de vue, le numéro un gabonais tient à marquer sa ferme volonté quant au respect des principes de bonne gouvernance, de fin de l’impunité et surtout de responsabilité, des valeurs auxquelles il attache du prix depuis son arrivée au commande du pays.

Les prémices de cette affaire avaient surgis pour la première fois au plus au niveau lors de la conférence des chefs d’Etat de la CEMAC du 30 janvier 2009 à Libreville. Le gouverneur de l’époque, Philibert Andzembé son adjoint, le congolais Rigobert Roger Andely et le secrétaire général de la BEAC, le tchadien, Abbas Mahamat Tolli avaient été interrogés sur des malversations présumées au sein de la banque d’émission de la sous-région.

Il a noté que toutes ces trois personnalités ont été débarquées lors du sommet de Bangui (Centrafrique) où le poste de gouverneur a échu à la Guinée Equatoriale, après avoir été pendant près de trois décennies détenu par le Gabon.

L’appel du président de la République, Ali Bongo Ondimba à ses pairs de la sous région, membres de le Banque des Etats de l’Afrique centrale est une invite afin que toute la lumière soit faite sur cette sombre affaire de détournements, et que tous ceux qui sont impliqués soient sanctionnés, car tout ceci contribuer à redorer le blason de l’institution ternie ces derniers temps. Tout comme cette mesure pourrait contribuer au retour de la sérénité dans les rangs des membres de la BEAC, ainsi qu’à la stabilité des équilibres financiers de l’Afrique centrale.

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