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Gabon: le général Ntumpa accusé d’un complot jugé le 21 février

Le général Jean-Philippe Ntumpa Lebani, ex-dirigeant du Conseil national de sécurité (CNS) du Gabon incarcéré depuis septembre 2009 pour « tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat » doit être jugé par la Cour de Sûreté de l’Etat lundi, a appris l’AFP auprès de sa famille.

Les lieutenants Emile Akandas Areno et Cédric Boukoumbi, également incarcérés, ainsi que trois autres personnes seront jugés eux aussi.

« Nous avons reçu la convocation. Nous ne savons pas encore si les débats seront publics, nous l’espérons », a affirmé à l’AFP Gisèle Okome-Ntumpa, l’épouse du général.

« Le procès semble pipé d’avance. On va juger quelqu’un sur la base de commérages. Il n’y a pas de preuves, c’est honteux », a ajouté Mme Ntumpa.

Le général Ntumpa Lebani, qui dirigeait le CNS depuis fin 2008 jusqu’à son arrestation début septembre 2009, est accusé de « tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat », selon « l’ordonnance de non lieu partiel, de requalification et de transmission des pièces » du 29 décembre 2010, transmise par la famille à l’AFP. Cette ordonnance abandonne les poursuites pour « tentative d’assassinat » dont était aussi accusée le général.

Selon le texte, « alors que des dispositions étaient prises en vue d’une élection présidentielle anticipée suite au décès du Président de la République (Omar Bongo en juin 2009), le Général Ntumpa-Lebani a conçu l’idée d’établir un gouvernement selon +un scénario à la togolaise+ (…) ce scénario consisterait en un coup de force aux Institutions établies et en l’établissement du fils du défunt Président de la République (Ali Bongo), aux fonctions de Chef de I’Etat avec l’appui des forces armées ».

M. Ali Bongo a finalement été élu président après des élections contestées par l’opposition.

Marc Ona, figure de la société civile, estime qu’il s’agit d’une « atteinte aux droits de l’homme ».

« Le nouveau pouvoir au Gabon instaure un régime de terreur qui nous laisse dire qu’on peut être exécuté pour avoir eu une pensée, une simple pensée. Il suffit de lire ce document (Ordonnance) pour s’en rendre compte. On condamne au Gabon pour avoir pensé. Le pouvoir voudrait par cet acte montrer l’exemple avec une cour de sûreté de l’Etat aux ordres d’un homme, (le président gabonais) Ali Bongo. Un an et demi de détention préventive pour un rapport aussi vide. Ce n’est pas acceptable », a affirmé M. Ona dans un communiqué.

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