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L’accueil royal de la Grande-Bretagne aux Obama

Le président américain Barack Obama a eu droit mardi à un accueil solennel et fastueux à Buckingham Palace pour une visite d’État de deux jours destinée à souligner la « relation spéciale » entre les États-Unis et la Grande-Bretagne. Accompagné de son épouse Michelle, Barack Obama a été salué par 41 coups de canon puis la reine Elizabeth II et son époux, le prince Philip, l’ont personnellement guidé pour une visite du palais. La journée s’est conclue par un dîner officiel. « Notre relation se fonde sur une langue commune, une histoire commune, une adhésion commune à l’État de droit, au respect des droits des hommes et des femmes – des idéaux qui ont précisément vu le jour dans ce pays », a déclaré Barack Obama, vêtu d’un smoking, dans un bref discours à l’entame du dîner. « Alors que nous relevons les défis du XXIe siècle, ensemble, nous pouvons avoir confiance dans le partenariat qui unit nos deux pays », a-t-il ajouté.

Londres est, après l’Irlande, la deuxième étape de la tournée européenne du président américain, qui doit assister jeudi en France au sommet du G8 à Deauville avant de gagner la Pologne en fin de semaine. Barack Obama doit prononcer ce mercredi un discours à Westminster Hall, l’un des bâtiments du Parlement britannique. Il pourrait saisir cette occasion pour préciser sa vision des relations des États-Unis avec l’Europe, qui s’est parfois sentie délaissée par le président démocrate au profit de l’Asie et du monde arabo-musulman. Avec notamment la Grande-Bretagne et la France, les États-Unis participent depuis mars à une campagne de bombardements aériens en Libye contre les forces du régime de Muammar Kadhafi. Londres et Washington, alliés dans la guerre en Irak, possèdent aussi les plus importants contingents militaires étrangers en Afghanistan.

Liens culturels

Lors du dîner de mardi, la reine a certes plaisanté sur les usages différents de la langue anglaise des deux côtés de l’Atlantique, mais elle a aussi souligné les liens culturels qui unissent la Grande-Bretagne et les États-Unis. « Nous sommes ici pour célébrer la relation éprouvée et, oui, spéciale entre nos deux pays », a-t-elle dit. Le banquet a été donné dans la salle de bal richement décorée du palais de Buckingham pour 170 convives parmi lesquels des célébrités, telles que l’acteur Tom Hanks ou l’homme d’affaires Richard Branson. Michelle Obama, la First Lady, portait une longue robe blanche sans manches avec des gants blancs remontant jusqu’aux coudes.

Plus tôt dans la journée, le couple présidentiel américain a été accueilli par la reine Elizabeth, le prince Philip, le prince Charles, héritier du trône, et son épouse Camilla. Barack Obama a ensuite rencontré le Premier ministre britannique David Cameron et a déposé une gerbe sur la tombe du Soldat inconnu à l’abbaye de Westminster. Bien que les deux gouvernements aient des divergences sur des dossiers tels que la Libye – où les Américains semblent en recul par rapport aux Européens -, Barack Obama et David Cameron ont souligné dans une tribune parue dans le Times le statut unique de la relation américano-britannique. « Ce n’est pas seulement l’histoire qui nous unit. Qu’il s’agisse de faire la guerre ou de redresser l’économie, nos besoins et nos convictions sont les mêmes », écrivent-ils.

Partie de ping-pong

Dans l’après-midi, les deux hommes ont disputé une partie de ping-pong avec les élèves d’une école locale au cours de laquelle il a semblé que le Premier ministre britannique n’était pas forcément le meilleur à ce sport. Les deux dirigeants doivent annoncer la formation d’un conseil de sécurité nationale américano-britannique chargé de la coopération en matière de sécurité et du partage de renseignements, a indiqué un responsable de l’administration Obama. Barack Obama devrait aussi examiner avec David Cameron l’état de la lutte contre les islamistes et des relations avec le Pakistan après la mort d’Oussama Ben Laden, chef d’al-Qaïda, tué par des forces spéciales américaines le 2 mai au Pakistan.

Avant Barack Obama, un seul autre président américain – George W. Bush en 2003 – avait effectué une visite d’État en Grande-Bretagne. Le couple présidentiel américain loge dans la « suite belge », où le prince William et sa jeune épouse Catherine ont passé leur nuit de noces, le mois dernier. Ces derniers n’ont pas participé à la cérémonie d’accueil du président et de Michelle Obama, mais ils les ont rencontrés en privé. Durant la visite de la galerie des portraits du palais de Buckingham, Barack Obama a pu lire une page du journal intime de George III qui, vers 1783, constate que « l’Amérique est perdue », avant d’envisager les possibilités de commercer avec les Américains et de souligner l’importance d’une « amitié future ». Le président américain a offert à la reine des souvenirs rares de la visite de ses parents, le roi George VI et la reine Elizabeth, aux États-Unis en 1939. La famille royale a pour sa part donné à Barack Obama des lettres de correspondance entre la reine Victoria et des présidents américains.

Source AFP

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