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Une feuille de route pour enrayer la flambée des prix en Afrique centrale

Les experts des pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) ont élaboré une feuille de route pour endiguer la flambée des prix des produits de première nécessité dans la sous-région.

Elaborée à l’issue d’un séminaire tenu du 30 au 31 mai derniers à Libreville, la feuille de route est axée sur trois plans : au niveau des pays membres, de l’institution régionale et de l’Organisation des Nations des unies pour l’agriculture et l’alimentation.

Elle fait obligation aux chefs d’Etat des pays membres de la CEEAC – Angola, Burundi, Cameroun, Congo, Centrafrique, Gabon, Guinée-Equatoriale, République démocratique du Congo (RDC), Tchad et Sao Tomé et Principe- de respecter les engagements pris lors de la conférence de Maputo (Mozambique) en 2003, d’affecter au moins 10% des budgets nationaux au secteur agricole, afin d’atteindre une croissance annuelle de 6% dans chaque pays.

La réunion de Libreville a également exhorté les pays de l’Afrique centrale à renforcer les structures chargées des statistiques agricoles, favoriser la recherche dans ce secteur primaire, mettre en place des politiques et des stratégies de développement agricole et rurales ainsi qu’un cadre législatif et réglementaire.

Le séminaire de Libreville se situe dans la logique du sommet des chefs d’Etat africains tenu à Abuja (Nigeria) en 2006, au cours duquel l’accent avait été mis sur les engrais pour amorcer une « révolution verte » du continent, où la consommation moyenne d’engrais n’est que de 8kg d’éléments nutritifs par hectare soit 10% de la moyenne mondiale.

Les paysans africains sont confrontés à de multiples difficultés, dont la faible productivité des sols, la difficulté d’accès aux nouvelles technologies agricoles, l’étroitesse et l’inefficacité des marchés.

Faute d’intrants en quantité suffisante et de qualité, ces paysans sont souvent incapables de satisfaire les besoins alimentaires de leurs familles, encore moins ceux d’une population en rapide croissance.

La FAO est prête à soutenir les Etats membres de la CEEAC et les groupements professionnels agricoles dans la conception et la mise en oeuvre de leurs programmes respectifs, et surtout la mise en place d’un Système régional d’information sur la sécurité alimentaire (SRISA).

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