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Politique / Ali Bongo Ondimba et Barack Obama, premier tête-à-tête jeudi à la Maison Blanche

Pour la première fois depuis son accession à la magistrature suprême au terme de l’élection du 30 août 2009, le président de la République, chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba, sera reçu ce jeudi à la Maison Blanche pour des entretiens avec le président des Etats-Unis d’Amérique, Barack Obama, a-t-on appris.

‘’JEUNE LEADER’’

A la veille de ce tête-à-tête, à Libreville, une source autorisée à la présidence de la République gabonaise a assuré que Barack Obame rencontrera un  » jeune leader  », Ali Bongo Ondimba, dont le  »leadership » a déjà convaincu le locataire de la Maison Blanche.

Signe de toute l’importance que Barack Obama accorde son hôte, le numéro un gabonais et son épouse Sylvia Bongo Ondimba logeront au  »Blair House », résidence réservée aux hôtes de marque, à un pas des bureaux du chef de l’Exécutif américain.

Les deux dirigeants, gabonais et américain devraient, lors de leur rencontre, effectuer un large tour d’horizon des relations entre Libreville et Washington, sans omettre les grandes questions de l’heure.

Sur le plan bilatéral, l’on s’attendre à de nouveaux investissements américains au Gabon pour renforcer le potentiel existant, caractérisé par une présence significative d’entreprises telle que Perenco, dans l’exploitation du pétrole.

Autre aspect palpable, la coopération avec l’Université américaine de l’Oregon et l’envoi en stage d’élèves officiers au pays de l’oncle Sam.

Côté politique, l’Ambassadeur des Etats-Unis au Gabon Eric D. Benjaminson avait été le premier diplomate a reconnaitre Ali Bongo Ondimba comme seul président de la République Gabonaise après l’acte posé par l’opposant André Mba Obame qui s’était déclaé, le 25 juin dernier, président élu avant des poursuites judiciaires à son encontre.

Le geste du haut représentant de la première puissance mondiale avait été suivi par celui de l’ambassadeur de Russie et bien d’autres.

CONVERGENCE DE VUES

Egalement au menu des échanges Ali Bongo Ondimba / Barack Obama, figure la vie internationale et ses crises (Libye, Syrie, Yemen…). Une convergence de vues devrait se dégager entre les deux pays membres du Conseil de Sécurité (CS) des Nations-Unies.

Le chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba, avant l’étape de Washington, a présidé mardi à New-York, sa première réunion du CS, l’instance de décision de l’ONU, sous présidence gabonaise depuis début juin. Occasion pour lui de mettre l’accent sur le renforcement de la place de la lutte contre le VIH-Sida au sein des Nations-Unies.  » Un grand thème » qui débouchera sur le vote d’une résolution, ce mercredi.

En marge des travaux, les grands dossiers d’actualité y ont été évoqués. Ainsi, il a notamment eu des discussions avec Susan Rice, ambassadeur des Etats-Unis à l’ONU et Alain Juppé, le chef de la diplomatie française, venu représenter le président Sarkozy.

Sur la Libye, le Gabon, à travers Ali Bongo Ondimba, avait demandé au guide de la Révolution libyenne, Mouammar Kadhafi de partir dans la dignité, a-t-on rappelé, après les images  »choquantes » de Laurent Gbagbo qui ont le fait le tour de la planète lors de sa chute, en avril dernier, à Abidjan.

La délégation gabonaise à l’ONU,  »sans pression » et vers deux heures du matin, votait en dernier, la résolution 1973 autorisant une zone d’exclusion aérienne pour lutte contre l’utilisation de l’aviation libyenne contre les populations les civils, a-t-on indiqué.

 » Ali Bongo Ondimba a été guidé par le principe de non indifférence » prôné par Alpha Oumar Konaré, ancien président de la Commission de l’Union Africaine, a-t-on confié.

 » En se portant candidat au Conseil de Sécurité, le Gabon, pour la seconde fois, était conscient des responsabilités  » dans cet organe de décision, a expliqué la source qui a salué, au passage, le  » leadership et le courage » du chef de l’Etat gabonais face aux dossiers brulants.

L’avenir de la Libye  » avec ou sans Mouammar Kadhafi » devrait naturellement faire l’objet d’une attention particulière dans le face –à- face.

LES SOUTIENS A KADHAFI SE LEZARDENT

Le focus sur la crise libyenne interviendra, du reste, au moment où les soutiens au régime de Tripoli se lézardent.

Pourtant véhément défenseur de Kadhafi, la Mauritanie a  »lâché » mardi le dirigeant libyen après le Sénégal, l’Ethiopie, la Russie… D’aucuns n’hésitent plus à affirmer que ceux qui l’ont soutenu sont responsable des évènements en cours en Libye.

On peut le constater, les thèmes seront aussi divers que variés à la Maison Blanche entre A. B. Ondimba et B. Obama qui s’étaient déjà retrouves dans des réunions à caractère multilatéral, à l’image du sommet sur le réchauffement climatique, à Copenhague, en décembre 2009.

De toute évidence, par l’étape de la capitale fédérale américaine, le chef de l’Etat gabonais poursuit ses contacts avec les grands de ce monde amorcés avec Nicolas Sarkozy (France), l’Empereur du Japon, Hu Jintao (Chine), le président de la République italienne, le Pape Benoit 16…

ELARGISSEMENT DU CHAMP ECONOMIQUE

Apres les Etats-Unis, il devrait effectuer une longue tournée qui le conduira également au Koweït.

Les toutes prochaines étapes pourraient être l’Ukraine et la Russie.

L’ambition, a-t-on répété, à Libreville, est de conforter la nouvelle orientation de la diplomatie gabonaise, à savoir la diversification des partenaires même si la  »France – qui occupe des secteurs visibles – sera encore un partenaire privilégié ».

Cette détermination à diversifier les partenaires est marquée par les tentatives d’intégrer le Gabon au Commonwealth, club des pays anglo-saxons et anglophones. Il s’agit pour cette organisation d’élargir son  »champ économique  » vers des nouvelles frontières.

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