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Conflit au nord de Libreville entre exploitants des carrières de sable

Un conflit oppose, depuis près de deux semaines, la société MCE BTP, spécialisée dans l’exploitation du sable, à ses concurrentes à Malibé, localité à une vingtaine de km au nord de Libreville, a propos de l’exploitation d’une route.

Le propriétaire de l’entreprise MCE BTP, M. Vincent Ndong, a érigé des barricades sur la voie pour empêcher les entreprises concurrentes de l’emprunter, sur la base d’une décision de justice lui reconnaissant la propriété de cette route.

M. Ndong a affirmé être détenteur d’un permis d’exploitation d’une carrière de sable dans la zone du Cap Estérias, délivré par le ministère des Mines alors que le ministère de l’Equipement a reconnu le caractère privé de la voie y donnant accès.

« La situation que nous vivons aujourd’hui, est une situation qui ne devait plus être », a-t-il dit, soulignant que « dès lors que les tribunaux ont tranché, toutes les parties doivent accepter le verdict ».

En 2010, un premier jugement avait donné raison aux adversaires de M. Ndong, indiquant la route litigieuse est une propriété de l’Etat.

Le responsable de l’entreprise MCE BTP avait fait appel de cette décision et produit des preuves démontrant que la route est bel et bien la propriété de son entreprise.

La Cour d’appel du tribunal de Libreville a finalement rendu un arrêté en faveur de cette société, avis corroboré par un notable, M. Koumba, habitant Malibé, agent retraité du ministère des Eaux et forêts.

« La route a été créée vers 1900. Quand je suis entré ici, c’était une piste impraticable. M. Vincent Ndong est venu (propriétaire de la société MCE BTP) entre 1986 et 1987 et a réaménagé la route », a soutenu le notable.

Les entreprises concurrentes disent être en règle dans leurs activités et réfutent que la voie soit la propriété de l’entreprise MCE BTP, en dépit de la décision de justice.

Appuyés par des nombreux jeunes habitant la contrée, les responsables de ces entreprises estiment que M. Ndong agit de son propre fait, en érigeant des barricades pour empêcher les camions des sociétés concurrentes d’emprunter la route.

Une jeune gabonaise originaire du Cap Estérias a indiqué que le blocus de la voie a des incidences fâcheuses sur les populations de la contrée.

« Depuis que M. Vincent Ndong a fait bloquer la route, les véhicules n’arrivent plus dans mon village Ivenga. Les malades ne peuvent plus aller se soigner à Libreville », a-t-elle dit, proposant que M. Ndong instaure un droit de passage (péage) s’il est vraiment le propriétaire de la route.

Le parquet de Libreville s’est de nouveau saisi de l’affaire afin, sans doute, de trouver une solution qui arrangerait toutes les parties impliquées dans le conflit.

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