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Déclaration de soutien de la société civile à la CONASYSED


Le système éducatif gabonais comme l’ensemble des secteurs de notre pays est dans un état de déliquescence avancée. Il se caractérise par :

  • Un nombre insuffisant d’enseignants ;
  • L’insuffisance des structures d’accueil ;
  • Des effectifs pléthoriques (70 élèves en moyenne par classe dans un grand nombre d’établissements à Libreville et en provinces);
  • Des mauvaises conditions de vie et de travail des enseignants ;
  • L’absence d’outils pédagogiques modernes et de qualité.

Aussi, malgré le fait que le Gabon dépense plus par élève que la plupart des pays africains,   les résultats restent toujours insignifiants et rafistolés.

De l’université en passant par le secondaire et le primaire le constat est le même : le système éducatif est dans une profonde et holistique crise, conséquence d’un manque de volonté et d’une absence de vision politique. Le système éducatif gabonais se retrouve donc à la croisée des chemins, sans perspectives de sortie de crise.

Les nombreuses reformes proposées par les gouvernements successifs n’ont nullement produits des changements significatifs, observables et vérifiables sur le terrain. Il est donc évident pour le gouvernement gabonais que l’éducation et de la formation de la jeunesse ne constituent pas une de ses priorités.

Fort de ce qui précède, les organisations syndicales de l’Education nationale sous la bannière de la CONASYSED, ont formulé des recommandations fondamentales à partir d’une plate forme de discussion avec le Gouvernement gabonais.

La démarche syndicale repose sur quatre impératifs à savoir :

–       L’amélioration des conditions professionnelles des enseignants ;

–       L’amélioration des contenus pédagogiques ;

–       Le renforcement des capacités  pédagogiques des enseignants ;

–       La mise en place des structures d’accueil répondant aux normes et standards internationaux.

Certaines avancées ont été obtenues durant les négociations avec le gouvernement, mais depuis l’arrivée de Monsieur Séraphin MOUNDOUGA au département de l’éducation nationale, les discussions sont dans l’impasse car ce dernier affiche une hostilité ouverte aux leaders syndicaux de la CONASYSED qui ont vu leurs salaires suspendus depuis 09 mois, pour des motifs fallacieux et antidémocratiques. Certains enseignants ont ainsi été traduits devant des conseils de discipline à la solde du ministre de l’Education Nationale.

Face à cette répression et à la violation délibérée de leurs droits syndicaux, la Coalition de la Société Civile pour la Démocratie et  la Transparence, condamne l’attitude illégale du gouvernement gabonais vis-à-vis des membres de la CONASYSED et exige le rétablissement sans délais de leurs salaires suspendus ainsi que la reprise des négociations.

La Coalition de la Société Civile pour la Démocratie et  la Transparence ( ça suffit comme ça) prend à témoin l’opinion nationale et internationale et rend le Gouvernement Gabonais responsable de ce qui pourrait résulter de la grève de la faim  que les enseignants vont entamer à partir du 02 septembre 2011.

 

Fait à Libreville, le 01 septembre 2011

 

Pour la société civile :

BRAINFOREST, AFRIQUE HORIZONS, ROLBG, OND,

Contacts presse :

Marc ONA ESSANGUI : Brainforest/Publiez ce que vous Payez : 07 29 41 40

Georges MPAGA : ROLBG : 07 51 99 32

Dieudonné MINLAMA : OND : 07 94 87 19

Alain MOUPOPA  : Afrique Horizons : 07 75 15 03

Maître Paulette OYANE-ONDO , Avocate : 06267312

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