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Gabon : La route de toutes les convoitises

Dong Vincent, directeur de la société MCE BTP, n’est pas prêt de sortir de l’auberge avec les multiples différends qui l’opposent à ses nombreux concurrents et qui se multiplient au jour le jour avec des spécificités étonnantes qui ne contribuent nullement à une bonne notation du climat des affaires au Gabon.

Après le différend l’opposant aux nommés Mboumba Traoré, Bongota Médard, Madola Sino Eve et Edzang Michel, gérant de la société SEC-BTP, portant sur l’utilisation illégale de sa voie longue de 18 km d’un coût estimé à près de 5 milliards de francs CFA créé, aménagé et entretenu pendant 22 ans, monsieur Dong Vincent, directeur de la société des Matériaux construction de l’Estuaire (MCE BTP), renoue avec un autre épisode d’un feuilleton judiciaire qui n’est pas près de s’achever.

Selon une note d’information, du 29 août dernier, de la société Les carrières du Gabon (LCG), gérée par Issame Darwiche, la route créée et tracée depuis près de 25 ans par Dong Vincent, qui dernièrement était la cause du différend entre son propriétaire et ses concurrents sus cités, est située au sein du permis Les Carrières du Gabon. Un permis attribué à cette entreprise par un décret du 22 septembre 2010.

«Je viens par la présente, après avoir consulté l’Arrêt de la Cour d’Appel Judiciaire de Libreville du jeudi 6 juillet 2011, vous informer que la route dont s’agit est située dans « le permis Les Carrières du Gabon »», peut on lire sur la note d’information adressée à monsieur Dong Vincent le 29 août 2011. «Loin de moi l’intention de l’emprunter, mais je tiens à vous informer que je suis obligé dans le cadre de l’exploitation du permis qui m’a été attribué par arrêté N°2009/MMPH/SG/DGMG/DMC/SCTMC du 22 septembre 2010, de traverser ladite route afin de me rendre de part et d’autre de mon permis, selon le tracé que je mets à votre disposition», poursuit la lettre d’information de la société Les Carrières du Gabon.

«On quitte un problème d’exploitation illégale de ma voie par les concurrents exploitants pour un problème de légitimité et de droit d’un titre foncier qui n’a jamais existé avant maintenant. C’est un permis qui a été établit pour m’enclaver, ainsi, ils pourront passer sur ma route parce que, soit disant je passe sur leur permis», a déclaré le directeur général de la société MCE BTP, Vincent Dong.

Une histoire qui laisse transparaitre du flou et de la putréfaction, du fait que la loi N°005/2000 portant Code minier en République gabonaise délibéré et adopté en son article 134, stipule que : «les voies de communication et autres installations de transport, les lignes électriques créées par les détenteurs de titres miniers, peuvent, lorsqu’il n’en résulte aucun obstacle pour la recherche et l’exploitation, être ouvert, sous certaines conditions, au public, aux établissements voisins et aux collectivités locales qui en font la demande.»

Selon monsieur, Vincent Dong, cette situation produit un manque à gagner journalier de l’ordre de 4.250.000 francs CFA à sa société à raison de 24 voyages à réaliser par jour pour six camions de sable et de 650.000 francs CFA/ jour pour la location de la pèle mécanique qui sert à barrer la voie à ses adversaires illégaux en la mettant en travers de la route disputée.

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