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« La CAN 2012 a été une grande occasion pour booster les infrastructures au Gabon » (Hamidou Okaba)

Le Directeur général de l’Economie au Gabon, Hamidou Okaba a déclaré, dans un entretien avec GABONEWS à Paris, que « la CAN 2012 a été une grande occasion pour booster les infrastructures au Gabon et l’exécution de ces chantiers a propulsé la croissance du pays à 4% en 2011 ». (Propos recueillis par Jacques Jarele SIKA).

GABONEWS (GN) : La CAN 2012 n’est plus qu’un bon vieux souvenir. Alors quel bilan faites vous de cette grande compétition continentale ?

Hamidou Okaba (HO) : Grâce à la CAN 2012, le Gabon s’est doté, grâce à la détermination et à la volonté au président, Ali Bongo Ondimba de 3 stades flambants neuf, des cités olympiques, des échangeurs et d’un réseau de communication fiable. Nous avons boosté la production d’énergie, il y a des barrages hydro- électriques en construction un peu partout dans le pays, nous avons une fibre optique qui a fait de Libreville et de Franceville, les deux sites de la CAN, des villes numériques, nous avons le câble sous-marin qui passe au large de Libreville avec une connexion avec le Gabon. Et l’exécution dans les règles d’art de ces chantiers a propulsé la croissance économique du pays à 4% en 2011.

GN : Qu’est-ce qui peut intéresser un homme d’affaires aujourd’hui à investir au Gabon ?

HO : Nous avons aujourd’hui une nouvelle politique foncière pour permettre aux opérateurs de venir construire les usines et prospérer dans toute liberté. Nous avons bitumé 1000km en 2 ans. Aujourd’hui on roule de Libreville à Mouila sur le bitume ce qui n’était pas possible hier. Nous avons aménagé les structures d’accueil, l’aéroport international de Libreville a été améliorer et nous avons l’intention de construire un nouvel aéroport international encore plus moderne à 40 ou 50km de Libreville pour fluidifier les échanges à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Nous avons le port en eau profonde d’Owendo qui est déjà en cours de négociation avec un partenaire français pour sa modernisation et il y a un autre port à Mayoumba dans le sud du Gabon, vous savez que le pays à 800Km de façade maritime. Ce port en eau profonde va permettre de désenclaver tout le sud et il y aura même un chemin de fer entre Mayoumba et Mbigou pour exploiter le minerai de manganèse qui s’y trouve.

GN : La lenteur administrative est souvent considérée comme un virus sinon un poison qui paralyse le monde des affaires en Afrique. Est-ce que les conditions sont réunies au Gabon pour flatter ou attirer ceux qui veulent créer une entreprise au Gabon ?

HO : Notre combat également c’est la réduction des délais, non seulement pour enregistrer une entreprise, mais également pour rendre les décisions de justice ou obtenir une licence ou autorisation de l’Etat. J’ai assisté dernièrement avec bonheur à l’inauguration du Centre de Développement des Entreprises qui est une espèce de guichet unique où toutes les administrations impliquées dans la création d’une entreprise se retrouvent dans le même bâtiment pour éviter que celui qui veut investir au Gabon ne perd trop de temps dans les procédures administratives et les longues distances entre administrations. Il faut aussi souligner que la législation économique au Gabon est participative. Nous avons fait de la Chambre de Commerce une structure autonome qui est aux mains du secteur privé. Donc aucune loi n’est élaborée ou adoptée au pays sans consulter les opérateurs économiques. La sécurité des droits est garantie par un système judiciaire de plus en plus moderne.

GN : Parlons maintenant des ressources humaines qui constituent la troisième valeur parraine d’un pays. Est-ce qu’un investisseur peut trouver facilement une main d’œuvre qualifiée au Gabon ?

HO : Nous avons crée après avoir dissous la Direction Générale des Bourses et Stages, une Agence Nationale des Bourses et Stages qui fonctionne sous le mode du privé pour financer les meilleures formations et les meilleures ressources en adéquation avec les besoins actuels avec l’économie gabonaise et les besoins futurs. Il sied de rappeler également que le code du travail est libéralisé au Gabon. Donc un investisseur peut importer sa main d’œuvre s’il ne trouve rien sur place.

GN : Est-ce qu’un opérateur économique étranger peut facilement et librement rapatrier son profit dans son pays d’origine sans contraintes ou tracasseries ?

HO : Le Gabon industriel par exemple, c’est l’axe qui fait en sorte que les opérateurs économiques qui viennent au Gabon créent plus de valeur ajoutée et rapatrient librement leur profit dans leur pays d’origine sans problème. Moi qui vous parle, c’est moi qui autorise le transfert de fonds et sur 100 demandes je n’ai refusé peut être qu’une seule. Donc c’est vraiment libre, mais nous avons mis les conditions pour que les profits soient réinvestis au pays qui est devenu un terrain d’opportunité et d’hospitalité.

GN : Nous sommes en France et en guise de conclusion, quel est votre invite aux opérateurs économiques français ?

HO: Que les français viennent rapidement investir au Gabon et tout le monde sera riche et la paix régnera dans le monde.

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