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Gabon : L’Opposition dans le futur Gouvernement ?

Dans son allocution, le jeudi 16 février dernier, le Chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba, n’a nullement fait mention de la présence de l’Opposition au prochain Gouvernement, même si, selon des sources indépendantes, depuis la fin des législatives, des Opposants multiplient clins d’œil et appels du pied en direction du Pouvoir. Rien, justement, ne plaide en leur faveur.

Les résultats des élections législatives du 17 décembre dernier tels que proclamés par la Cour constitutionnelle, à l’issue du contentieux, donnent le Parti Démocratique Gabonais (PDG) largement majoritaire : 108 députés. Un score très suffisant pour gouverner, étant donné que la majorité à l’Assemblée Nationale, qui compte 120 sièges, commence à partit de 61 élus.

En tout cas, le Pouvoir ne peut pas amener des Opposants au Gouvernement, au risque de faire une passe à l’adversaire. A l’heure du bilan, au moment d’aller aux Locales, les Opposants risquent de tirer la couverture de leur côté. Ils pourraient, au cas où le bilan du prochain Gouvernement serait positif, laisser croire aux électeurs que sans eux, leurs conditions de vie ne se seraient pas améliorées.

Sur cette base, l’Opposition serait en droit de revendiquer la gestion des collectivités locales. Or, nul n’ignore l’importance de ces mandats de proximité pour se fidéliser l’électorat.

Les choses doivent être claires comme l’eau des roches : Que l’Opposition s’oppose et que la Majorité gouverne. Le Gabon ne traverse pas de crise pour envisager un « gouvernement d’union nationale » ou de »large ouverture ». Le temps est révolu où il fallait seulement « aboyer » pour monter dans la caravane gouvernementale ou bénéficier d’un poste juteux.

Ce jeu entre le pouvoir et l’Opposition explique en partie la défiance des électeurs vis-à-vis des politiques. Celle-ci se traduit par le fort taux d’abstention que tout le monde déplore, mais auquel il convient de trouver une solution conséquente.

Les retrouvailles entre le Majorité et l’Opposition ne devraient plus prêter à équivoque ou alimenter les soupçons de collusion au détriment du peuple.

Quoi qu’on en dise, le PDG doit le raz-de-marée du 17 décembre dernier au bilan de son premier dirigeant, le « Distingué Camarade », par ailleurs Président de la République, Ali Bongo Ondimba.

A titre de rappel, lors d’une rencontre avec les candidats PDG aux dernières Législatives, à la « Cité de la Démocratie » à Libreville, Ali Bongo Ondimba les avait invités à battre campagne sur ce thème, en lieu et place du populisme qui était devenu la marque de fabrique de cette formation politique.

Le peuple gabonais y a répondu largement favorablement. De la même façon, il sera plus que rigoureux au moment du jugement, qui commencera avec les Locales de l’année prochaine.

C’est pourquoi, pour le prochain Gouvernement, les précédentes erreurs de casting qui ont plombé les réformes entreprises depuis octobre 2009, sont à éviter. Le Chef de l’Etat, sans état d’âme, devra, ainsi, veiller avec le plus grand soin à la copie que lui présentera le futur Premier Ministre.

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