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20 ans déjà pour « Math sup » Libreville !

Communément appelé « Math sup », les classes préparatoires au cycle d’ingénieurs de Libreville, situées dans l’enceinte du Lycée national Léon Mba, ont soufflé ce 24 février dans les installations de l’institut français (Ex CCF), la 20e bougie de leurs existence.

La commémoration des 20 ans de « Math sup » à Libreville a été marquée par la présence de son premier directeur général, le Sénateur Mangouala, des chefs d’entreprises partenaires, des membres de l’Agence nationale des bourses du Gabon, des anciens étudiants et des membres du ministère de l’éducation nationale.

Un podium dédié aux échanges a permis aux chefs d’entreprises partenaires de l’école et aux dirigeants de l’Agence nationale des bourses du Gabon (ANBG), d’apporter des réponses aux questions des apprenants et des anciens étudiants en quête d’emploi. Notamment, les conditions d’embauche, les critères de sélection des écoles ingénieurs par rapport aux besoins du marché de l’emploie gabonais etc.

De gauche a droite : M. l’ambassadeur de France, M. Obori, actuel proviseur, M. le senateur Mangouala, proviseur du lycee Leon Mba le jour de l’ouverture des classes prépas en 1991 et M. Toufik Badèche, professeur d’université.

«Nous, nous offrons une formation de deux ans post BAC au cours de laquelle on ne délivre aucun diplôme. Mais par contre, on donne accès à un concours qui permet d’intégrer les grandes écoles d’ingénieurs qui sont des écoles assez compétitives avec beaucoup d’employabilité à la sortie et à des salaires sur le marché international du travail. (…) On a ouvert le centre de concours de Libreville depuis 2003 et on donne accès à 160 écoles d’ingénieurs différentes avec des spécialités différentes», a déclaré, Jean Nicolas Dénarié, un enseignant de mathématiques en classe préparatoire.

«Après mes deux années en classes préparatoires, j’ai intégré l’école catholique d’art et de métiers de Rennes où j’ai obtenu un diplôme d’ingénieur généraliste en informatique et télécommunication. Actuellement, je travaille en France parce que j’ai pour objectif d’avoir au moins cinq ans d’expérience avant de revenir au Gabon», a témoigné Ghyslain Baloula, ancien de « Math sup » promotion 2003-2005.

La difficulté à obtenir un emploi a été longuement évoquée pendant les échanges dans la salle de conférence de l’Institut française. Mais selon les entreprises disposées à embaucher les ingénieurs gabonais sortis des écoles, cette difficulté réside dans l’absence de communication entre les deux parties, l’inadéquation formation/emploi par rapport aux profils recherchés, ainsi que l’absence d’identification des besoins aux près de ces entreprises.

«L’approche sera moins pénible si dores et déjà les ingénieurs en quête d’emplois apprennent à se signaler, ou se manifester auprès des différentes entreprises, qu’ils abandonnent les habitudes de toujours attendre qu’on vienne les chercher, qu’ils viennent nous proposer ce qu’ils sont et ensemble nous verrons comment s’accorder», a délivré Cyriaque Bibang, directeur des Ressources humaines de Total Gabon.

«La question qui se pose ici est de savoir comment faire pour pouvoir inciter les ingénieurs gabonais à l’étranger de rentrer travailler pour leur pays lorsqu’on sait qu’ils ont besoin de propositions alléchantes en terme de salaire. La technique est très simple à mon avis. Je propose à la personne qui entre d’intégrer un centre d’incubation, les centres d’incubations permettent aux ingénieurs de pouvoir revenir, surtout ceux qui sont nouveaux diplômés et qui veulent continuer en France pour avoir d’expérience, ils ont besoin d’accompagnement, et cet accompagnement nous ne le retrouvons actuellement parce qu’il n’y a pas de centre d’incubation», a relevé Anicet Bongo Ondimba promoteur de Obani Business team.

«Le partenariat entre le prépa et les entreprises est satisfaisant car nous enregistrons le financement par Total Gabon de deux postes d’enseignants scientifiques sur les quatre existants. Nous avons reçu l’aide de Shell Gabon au niveau matériel. Nous pouvons constater l’implication du secteur pétrolier. Depuis l’année dernière nous avons eu un contact avec une entreprise du secteur BTP qui a débouché sur la prise en charge de l’une de nos étudiantes (financièrement, suivi et stages)», selon un bilan dressé par Nicolas Dénarié.

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