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Présidentielle en Egypte : un proche de Moubarak et des islamistes écartés

La commission électorale égyptienne a annoncé, samedi, avoir écarté dix candidats pour l’élection de mai prochain. Parmi eux, l’ancien vice-président Omar Souleimane et le salafiste Hazem Salah Abou Ismaïl. Ce dernier a d’ailleurs promis « une crise majeure dans les heures qui viennent ».

Sa décision pourrait redistribuer les cartes de la prochaine présidentielle. Sur les 23 dossiers déposés, elle n’en a retenu que 13. La commission électorale égyptienne a annoncé, samedi, avoir écarté dix candidatures à l’élection prévue en mai. Parmi eux, figurent l’ancien vice-président de Moubarak, Omar Souleimane, le membre des Frères musulmans Khairat al-Chater et le salafiste Hazem Abou Ismaïl. Tous ont 48 heures pour faire appel de cette décision.

Les Frères musulmans ont d’ores et déjà fait part de leur intention de le faire dès dimanche, selon l’agence officielle Mena. Leur avocat a dénoncé une décision « politique » tandis que l’un des membres de la confrérie islamiste, Sobhi Saleh, a affirmé à la télévision publique que « la bataille juridique n’est pas terminée ». La raison de l’éviction de M. Chater? Une loi stipulant que toute personne ayant été condamnée à de la prison doit attendre six ans à partir de la fin de sa peine ou de la date de sa grâce avant de pouvoir retrouver ses droits politiquse. Or il a été incarcéré jusqu’en mars 2011.

L’indépendance de la commission remise en question

L’ancien chef des services secrets Omar Souleimane n’a lui pas réussi à obtenir les signatures d’électeurs de 15 gouvernorats comme l’exige la loi. Le salafiste Abou Ismaïl doit sa disqualification à un problème de papiers et de nationalité. En cause? Sa mère est américaine? Or selon la loi électorale, un candidat à la présidence, ainsi que ses parents et son épouse, doivent être uniquement égyptiens.

Le candidat salafiste a accusé les autorités de « jouer un jeu », déclarant sur la chaîne de télévision Hekma que « nous sommes maintenant face à un cas de violation de la loi égyptienne et de la Constitution ». Son avocat a lui avancé à Reuters que « l’homme qui dirige la commission [électorale] n’a jamais été indépendant. Cette élimination a été décidée par lui et il travaille sous la direction du conseil militaire [au pouvoir] ». Et selon lui, « il va y avoir une crise majeure dans les heures qui viennnent ».

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