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Mesures d’urgences pour enrayer la crise à l’UOB

Des manifestants dans les rues de Libreville pendant des heurts avec les forces de l'ordre, le 18 avril 2012 AFP/Archives - Tiphaine Saint-Criq
Face à la persistance des manifestations d’une partie des enseignants et des étudiants au sein de l’Université Omar Bongo (UOB), le chef de l’Etat a «formellement instruit le gouvernement de prendre de façon urgente des mesures fortes, proportionnées et justes visant à rétablir l’ordre public et la paix sociale, et restaurer le fonctionnement normal de l’institution universitaire».

Dans un communiqué publié le 25 mai, à cet effet, Ndong Sima, le chef du gouvernement, souligne d’entrée que «ces manifestations se sont traduites notamment par des troubles à l’ordre public, des destructions de biens publics et privés, et surtout des arrêts de cours récurrents dans différentes facultés entrainant de graves perturbations dans le cycle normal de l’année académique».

Sans être plus explicatif, le Premier ministre a rappelé qu’«un certain nombre de mesures d’apaisement ont été décidées et appliquées à l’endroit des uns et des autres». Au profit des étudiants, le texte cite le lancement du concours externe d’entrée à l’ENS programmé pour les 1er et 2 juin 2012 et la création d’un fonds spécial dédié aux étudiants frappés par la limite d’âge.

Concernant les enseignants, le communiqué évoque la mise en œuvre du processus de régularisation des situations administratives, ainsi que la poursuite de la viabilisation de l’îlot d’Angondjè, suite au déclenchement de la procédure de règlement par l’Etat des sommes dues à la SCI Serpentin. «En dépit desdites mesures, les troubles se poursuivent à l’UOB et s’étendent au campus de Franceville sous des formes et des proportions graves. De fait, il apparait que ces manifestations n’ont plus de visées strictement académiques», regrette Raymond Ndong Sima.

Afin de désamorcer cette crise, le Premier ministre initie depuis ce 25 mai une concertation préalable avec l’ensemble des parties prenantes. La première journée de travail a permis d’échanger avec une vingtaine d’étudiants et les responsables de l’administration de l’Enseignement supérieur et de la recherche de Libreville.

Cette concertation se poursuivra le 29 mai avec les syndicats des enseignants et chercheurs et les responsables de l’administration de l’Enseignement supérieur et de la Recherche de Franceville. Vivement qu’une issue de crise se dégage de ces échanges décisifs pour l’année académique dans les universités de Libreville et Franceville.

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