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Gabon : L’opposition reçue à la Cour constitutionnelle

Les membres de l’ACR
Une délégation des partis de l’opposition gabonaise, membres de l’Alliance pour le Changement et la Restauration (ACR), conduite par Me Louis Gaston Mayila, président en exercice de cette structure, était à la Cour constitutionnelle, le mardi 17 juillet dernier, à Libreville. A-t-on constaté.

La rencontre avec la présidente de la haute Cour, Marie-Madelene Mborantsou , à la demande des opposants, s’inscrivait, selon le président en exercice de l’ACR, dans le cadre du « souci de l’opposition s’agissant de l’avancée de la civilisation démocratique au Gabon », et pour imprégner la Cour constitutionnelle, en tant qu’autorité morale, « des éléments à l’origine du langage de sourds qui semble s’être installé sournoisement entre le Gouvernement et l’opposition ».

Au nombre des écueils, Me Mayila a cité « le refus du Gouvernement » d’inclure dans les opérations retenues, en plus de l’enrôlement, deux autres points importants, à savoir : l’authentification et la mise en réseau de l’ensemble des données biométriques recueillies. Entendu, pour les opposants, que ces deux éléments constituent à tout le moins des gages des scrutins apaisés, « puisque le pouvoir ne pourra pas procéder, le moment venu, à une éventuelle manipulation du fichier électoral », ont confié les opposants.

Non sans ajouter qu’à tout cela, il faut adjoindre le « code source » dont la particularité consiste à confier à trois entités : l’Etat, l’opposition et à une tierce…une des trois clés prévues. « Ce qui rendrait impossible toute manipulation de la liste électorale biométrique et par conséquent les votes multiples ».

L’opposition conditionne ainsi l’envoi de sa participation aux prochaines élections locales que si ces deux autres préalables juridiques sont pris en compte : l’authentification et l’interconnexion des données à caractère personnel.

A la lecture de son article 8, le code électoral ne prévoit pas ce genre d’ « alternative » qui consiste à introduire dans les bureaux de vote une machine pour authentifier chaque votant.

L’opposition reproche aussi au Gouvernement, son absence de « dialogue vrai », d’où la suspicion qu’elle dit nourrir à son endroit.

La présidente de la Cour constitutionnelle, entourée pour la circonstance des huit autres juges constitutionnels et de quelques magistrats-assistants, a apprécié la démarche des opposants, laquelle, selon elle, concoure à l’enracinement de la civilisation démocratique gabonaise, en même temps qu’elle est l’expression d’une opposition qui se veut responsable et respectueuse de sa position et des règles qui régissent l’état de droit au Gabon.

La délégation de l’opposition était composée notamment, de Me Seraphin Ndaot Rembogo, leader du PDS, du Professeur Pierre-André Kombila Koumba du RNB et de Fidèle Waura, secrétaire général de l’UPG.

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