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Texto du 20 juillet 2012 : L’ACR boycotterait-elle la conférence nationale ou la large concertation?

Les membres de l’ACR
La question vaut son pesant, car comment peut-on interpréter la démarche des leaders de l’ACR à savoir Louis Gaston Mayila, président de l’UNPR, Fidèle Waura, secrétaire général de l’UPG, Séraphin Ndaot Rembogo, président du PDS, André Pierre Kombila du RNB, qui ont rendu visite dernièrement à Marie Madeleine Mborantsuo, eu égard au contexte politique du moment ?

En allant se plaindre chez Mborantsuo, – principal obstacle à l’évolution du processus démocratique au Gabon du fait que son institution est reconnue comme une tour de pise pour sa partialité largement démontrée par ses liens maritaux (maitresse de feu Omar Bongo dont elle a eu des enfants), maintien illégal à la tête de la Cour en violation des règles établies à sa création, prise illégale d’intérêt, abus et détournement de biens sociaux du fait qu’elle fait louer à l’Etat sa propre résidence où siège la cour-, les parties politiques membres de l’ACR ont envoyé un message clair à l’opinion :

D’abord à l’autre pan de l’opposition composé par la CPPA, la Société Civile, la Diaspora, les personnalités politiques Gabonaises et les amis du Gabon qui ont bataillé fort pour convaincre François Hollande, le chef de l’Etat Français, d’inscrire à l’ordre du jour de sa rencontre avec Ali Bongo, la crise politique Gabonaise dont la France est partie.

Puis ce message est envoyé à la François Hollande, président de la République Française qui a publié un communiqué de sortie de crise à l’issu de son entretien avec le raïs de Libreville.

Enfin, l’ACR a signifié au Gouvernement Gabonais qu’il accusait réception de son communiqué, mais qu’elle était réservée sur l’initiative.

Comment ne pas faire une telle interprétation quand on sait que les points mis en débat et le chronogramme proposé par toutes les parties intègrent pleinement la question de la gouvernance démocratique, dont celle de la transparence électorale dont la biométrie n’est qu’un des aspects?

En voulant faire cavalier seul, l’ACR fragilise – comme d’habitude – la démarche de l’opposition dans son ensemble, ainsi que cele de la France qui a clairement posé des exigences au régime d’Ali Bongo (cf. le communiqué de l’Elysée), et celle du gouvernement qui appelle à une large concertation.

Louis Gaston Mayila et ses amis nous ont habitué à la parole non tenue ; leur échec cuisant aux dernières législatives ne leur a pas servi de leçon.

Si le débat démocratique exige d’avoir des points de vue divergents, le passé de certains de ces leaders à l’éthique peu glorieuse, milite malheureusement contre eux.

Aussi, il n’est pas exagéré de penser que seule une commission vérité et justice, devant laquelle tous ceux qui sont soupçonnés de détournement, de recel, et d’abus de deniers publics et des biens sociaux devront rendre des comptes, permettra la renaissance d’une classe politique crédible afin de démarrer la construction d’un Gabon propre.

Il en va de l’intérêt supérieur de la Nation.

PETIT-LAMBERT OVONO

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