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Texto du vendredi 27 juillet 2012: Surement et inexorablement le Gabon se dirige vers la Guerre

On aura tout essayé pour faire entendre raison à Ali Bongo et au PDG.

On aurait tout fait pour éviter que le sang ne coule, le sang des innocents.

On aurait tout tenté pour éviter à notre pays de franchir le Rubicon.

On pensait qu’avec les immenses ressources générées par nos matières premières, chaque gabonais pouvait avoir un logement décent avec des sanitaires intérieurs, de l’eau, de l’électricité, et du gaz à moindre coût, que l’école, l’éducation, la formation pouvaient être garanties à toutes et à tous à prix bas, et qu’un emploi pouvait être proposé à chacun et à chacune pour travailler et pouvoir manger à la sueur de son front, que les habitants de chaque rue du Gabon pouvaient bénéficier des services d’un médecin et d’une pharmacie avant d’être transférés vers un hôpital de la place, que, grâce aux routes bitumées, les gabonais pouvaient passer leurs vacances dans le lieu de leur choix, se déplacer et visiter le Nord ou le Sud, l’Est et l’Ouest de leur pays en toute saison, et même envoyer leurs enfants dans les centres aérés pour ceux qui ne vont pas en vacances.

De même qu’on espérait que le Gabon allait réduire son taux de pauvreté, améliorer son indice de développement humain, respecter les Objectifs du Millénaire, réduire la corruption, lutter contre l’immigration clandestine…

Rien n’y est fait, Ali Bongo nous fait comprendre que le Gabonais a tout, que ses besoins sociaux et que ses conditions sociales sont satisfaisantes, d’où l’absence de crise sociale ; qu’il y a la transparence électorale, qu’aucun parti politique, aucune association, aucun syndicat n’est menacé ou dissout au Gabon, que la liberté d’association, d’expression, des médias, les droits de l’homme et les règles démocratiques sont respectées, d’où l’absence de crise politique ; que les institutions sont pluralistes, impartiales, et totalement légitimes ; et que le communiqué de l’Elysée l’invitant à une bonne gouvernance, à lutter contre la corruption, à avoir un dialogue exigeant pour la démocratie… n’est qu’une fiction.

« Le Gabon n’est pas un pays en crise, le Gabon ne connaît aucune crise sociale, aucune crise politique, aucune crise institutionnelle », estime Bilie Bi Nze, le porte-parole de l’imposteur.

Pourtant on peut observer que tout doucettement et inexorablement, Ali Bongo a choisi sa voie, celle de la dictature, de la fermeté, du sang et des larmes. Comme Bachar Al-Assad, il est décidé d’aller jusqu’au bout.

Que va faire l’opposition ?

Que peuvent faire les Gabonaises et les Gabonais qui vivent sous cette oppression depuis quarante quatre (44) ans ?

Michel Ogandaga, une autre voix d’Ali Bongo pense qu’il suffit de quelques coups de chicotte pour faire taire les Gabonais ; n’a-t-il pas finalement raison ?

Sinon pourquoi la tête de ce sombre individu n’est elle pas déjà mise à prix ?

Devant la communauté internationale bien au fait des exactions perpétrées par Ali Bongo, mais médusée, les gabonaises et les gabonais n’ont plus un autre choix ; en état de légitime défense, seule leur reste le choix de la violence et du sang, par tous les moyens (guérilla, bombes, attentats, enlèvements, sacrifice par le martyr…) et avec fermeté.

Faudrait-il pourtant en arriver là pour arrêter ce fils de biafrais nourri par le lait des Gabonais ?

Ne reste-t-il pas une petite porte avant d’en découdre ?

Celle de réunir sous auspices d’une puissance neutre les représentants des trois grandes coalitions politiques, de la société civile et de la diaspora en commission pour formuler des propositions de sortie de crise ?

Le temps est compté.

PETIT-LAMBERT OVONO

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