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L’ACR embarque pour la conférence nationale souveraine

À la faveur d’une conférence de presse tenue le 31 août à la Chambre de commerce de Libreville, le président en charge de l’Alliance pour le changement et la restauration (ACR, opposition), Maître Louis Gaston Mayila et ses alliés se sont penchés sur la situation qui prévaut actuellement au Gabon, tout en soutenant l’idée de l’organisation d’une conférence nationale pour sortir le pays de son mal-être.

L’Alliance pour le changement et la restauration (ACR, groupement des partis politiques de l’opposition), vient d’emboiter le pas à ceux qui, depuis un bon moment, se sont dits favorables à la tenue d’une conférence nationale souveraine, issue des recommandations de la rencontre dite de Paris visant à trouver des solutions pour sortir le Gabon de ce qu’ils pensent être une crise depuis trois ans.

Après avoir reconnu tout devoir au Gabon et à ses institutions et indiqué l’obligation qu’il a de participer au sauvetage de ce pays où tout semble ne plus fonctionner comme cela se doit, le président Louis Gaston Mayila, s’est dit, au nom du regroupement dont il est à la tête, préoccupé par la léthargie dans laquelle le pays se trouve actuellement.

«Nous ne pouvons plus, aujourd’hui, faire l’économie d’une rencontre au sommet où tous les Gabonais se parlent et cherchent ensemble les solutions pour une sortie de crise», a déclaré le président actuel de l’ACR, Louis Gaston Mayila, reconnaissant à André Mba Obame le mérite de s’être approprié l’idée et de la vulgariser.

«Cette conférence nationale et inévitable. Tôt ou tard ça se fera. Si ce n’est aujourd’hui, c’est demain ou après-demain. La conférence nationale aura bel et bien lieu. La sortie de crise passe par celle-ci ou par un large dialogue auquel prendra part aussi la société civile», a-t-il lancé en guise de certitude tout en invitant le président, Ali Bongo Ondimba à accepter une exigence de l’opposition devenue une évidence.

«Est-ce qu’on peut nier la crise qui est pourtant évidente, quand les ministères entiers font grève et transforment le centre ville en théâtre d’opérations? Et que 50% des effectifs de notre fonction publique se tournent les pouces à la maison», s’est questionné, le président de l’UPNR entouré de ses pairs de l’ACR à savoir Maître Séraphin Ndaot Rembogo (PDS), Mathieu Mboumba Nziengui (UPG), le Pr André Pierre Kombila (RNB) et le docteur Davin Akouré (ANG).

Au regard des sorties multiples des partis politiques de l’opposition, des organisations de la société civile, des membres de la convention de la diaspora et des plaintes des Gabonais ici et là, l’idée d’un dialogue politique, jusqu’ici rejetée par le pouvoir qui n’en voit pas l’intérêt, se fait progressivement accepter.

Afin de réfléchir sur les thématiques devant être abordées et de mieux préparer la tenue d’une conférence nationale, le président de l’ACR, a annoncé la rencontre imminente des partisans de l’opposition dans une capitale provinciale du Gabon.

À qui le tour ?

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