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Un atelier spécifique pour la justice dans le cadre de l’élaboration de la stratégie nationale de lutte contre la corruption

La collecte des données sur l’état des lieux et le diagnostic de la lutte contre la corruption au niveau sectoriel de vue de l’élaboration de la stratégie nationale prendra un relatif particulier, ce mercredi et jeudi 6 septembre 2012 à la salle des conférences du Sénat à Libreville, avec la tenue de l’atelier N°5 – le tout dernier- consacré au seul domaine de la justice en raison de sa spécificité d’autant plus qu’ elle est censée garantir l’égalité des citoyens devant les lois, assurer un environnement de sécurité juridique et judiciaire et participer au renforcement de l’Etat de droit et de la démocratie.

Plusieurs composantes sont attendues à l’atelier : le Ministère de la Justice, les fonctionnaires et auxiliaires de la Cour Constitutionnelle, du Conseil d’Etat, de la Cour des Comptes, des Cours et Tribunaux ainsi que d’autres organes de l’Etat, les ONG et les confessions religieuses.

Ainsi, de part sa fonction d’institution sociale, la justice est notamment chargée de trancher les litiges que génèrent parfois les relations entre les personnes physiques et/ou morales. Mais, il arrive que les usagers se plaignent des prestations de l’appareil judiciaire au point où d’aucuns pensent que la corruption existe dans le secteur.

Occasion propice, au cours de l’atelier, d’aborder les aspects liés à l’ampleur de la corruption, ses manifestations, ses circonstances, ses formes, les personnels impliqués, ses causes et conséquences avant les suggestions pour lutter contre cette pratique qui se caractérisent par le gain facile et conduisent l’impunité.

Le phénomène, c’est une lapalissade, a un impact significatif sur l’économie nationale avec une influence négative sur la croissance à travers les recettes fiscales et les dépenses publiques.

Pour la population, il faut aller au delà des dénonciations et se mobiliser afin que les dossiers transmis des présumés corrompus soient transmis à la justice et diligemment instruits.

Du reste, lors de la session ordinaire du Conseil Supérieur de la Magistrature , le 29 août 2012, Ali Bongo Ondimba , Président de la République, Chef de l’Etat, Président du Conseil Supérieur de la Magistrature , avait non seulement rappelé le « rôle fondamental de la justice dans un Etat de droit comme le nôtre » mais aussi « attiré l’attention des personnels judiciaires sur le nécessité de lutter contre la corruption et ce pour favoriser l’investissement direct étranger et local ».

En ce qui le concerne, le président de la CNLCEI, Vincent Lebondo Le-Mali, recevant en janvier dernier les Juges de l’ordre judiciaire, s’était préoccupé en ces termes:  » Que faire pour que l’action soit visible et que les Gabonais sachent ce que nous faisons » face aux dossiers d’investigations clôturés ».

Cependant, si le but rechercher est la fin de l’impunité, il n’en demeure pas moins que le maintien de la paix sociale soit garantie. Tel a été le sens du propos tenu, à maintes reprises, par le chef de la mission des facilitateurs, Raymond Onana, commis à l’élaboration du document stratégique dont la validation interviendra fin octobre.

Le consultant s’est déjà réjoui de la forte implication et de l’engagement des parties prenantes aux différentes travaux de collecte , depuis le début des ateliers le 08 aout dernier avec le budget d’investissement public, les marchés publics, le secteur privé et climat des affaires, la décentralisation, l’éducation, la santé publique, les forets et environnement, les mines et industries extractives, les transports et les finances ( impôts/douanes/ trésor)

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