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À qui incombe le nettoyage des ordures de Libreville?

Alors que les pluies font leur retour, Libreville croupit sous les ordures avec tous les risques de maladies que cela comporte. On se demande de ce fait qui de la Mairie ou de la Société de valorisation des ordures ménagères du Gabon (Sovog) doit effectuer le ramassage des ordures dans la cité.

La capitale gabonaise croule à nouveau sous le poids des immondices jonchant ses artères. De Mont-Bouët à Nzeng-Ayong en passant par Nombakélé et l’ensemble des autres quartiers, on est frappé par l’entassement des déchets et les odeurs de putréfaction qui se dégagent des dépôts d’ordures proches des habitations. Une situation qui, avec l’arrivée des grandes pluies, terni l’image de la ville et représente un véritable danger sanitaire pour les populations.

Malgré les concertations habituelles entre la mairie et la Sovog ou avec le gouvernement, les problèmes persistent dans la chaîne de ramassage et de gestion des ordures.

En avril 2012, le Premier ministre, Raymond Ndong Sima, avait reçu en audience le président directeur général de la Sovog, Dominique Auroy, et son directeur général, Traoré Mantion. Le sempiternel problème de gestion des ordures ménagères à Libreville avait meublée les échanges. Au sortie de cette rencontre, Dominique Auroy avait précisé qu’«Il nous incombe de rendre la ville un peu plus propre, mais la mairie devrait quand même multiplier des opérations de sensibilisation pour que les populations intègrent de nouvelles manières dans leurs habitudes, d’autant que des ordures continuent d’être déversées par terre alors que des bacs sont libres après la collecte».

La Sovog se défend donc en précisant que son contrat est relatif au ramassage et la gestion des ordures ménagères. Or, dans les dépôts d’ordures présentent souvent des déchets solides d’origine non ménagère. Ce qui, au final, ne facilite par l’action de cette entreprise. En outre, la décharge est par ailleurs saturée et ce n’est qu’en se «débrouillant» que les choses essaient d’avancer, indique une voix autorisée qui rappelle qu’on attend toujours l’usine de transformation des déchets.

L’arrivée des pluies n’est pas pour faciliter les choses. Les eaux torrentielles commencent à charrier les millions de sachets et autres bouteilles plastiques qui s’accumulent au fur et à mesure dans les bassins versants et obstruent le passage des eaux. Le résultat commence à se ressentir: des inondations dans les quartiers mal lotis après quelques pluies intenses.

Quoi qu’il en soit, la question de l’insalubrité semble ne pas trouver de solution dans la capitale gabonaise. On attend vainement qu’une organisation efficiente soit enfin mise en place, le système actuel ayant largement fait la preuve de son inefficacité.

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