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Discours de DIAGAU lors des assises des Diasporas Libres à Paris le 22 septembre 2012

Discours d’ouverture  de DIAGAU 

 Le Gabon,  est incontestablement en souffrance. Une souffrance si aiguë, si dangereuse, si endurée pendant quatre décences par un peuple si noble qu’aujourd’hui nous ne pouvons plus nous résoudre au silence et à l’immobilisme. Comment être silencieux, immobile, ou détourner les yeux au regard d’une souffrance sociale dont le tableau brossé brièvement nous donne à voir (âme sensible s’abstenir d’écouter ou de lire) ceci :clitoris cisaillés, pénis découpé, bourses d’études supprimées, transport scolaire retiré, augmentation du coût de la vie, meurtres impunies, suppressions de salaires abusives, emprisonnement d’étudiants, menaces de morts des journalistes, menaces de misères de l’élite, clochardisation du peuple, etc…

Une situation sociale médiocre, catastrophique, directement imputable à la politisation totale du Gabon ! En effet, un système dictatorial ampute tous les jours les espoirs de tout un peuple qui est à l’heure actuelle prisonnier d’un groupuscules de personnes, fossoyeurs de la République . Ils détiennent le pouvoir. Un pouvoir souillé par le vol et  le viol de toutes les élections, des coups d’états électoraux à répétition au point de dégoutter, meurtrir le peuple dans son cœur et dans son âme.

Aujourd’hui et depuis fort longtemps d’ailleurs, le peuple gabonais souhaite la restauration de ses prérogatives : décider de façon souveraine de ses dirigeants : des personnes qui se mettront au service des Gabonais et non qui se serviront des richesses du pays pour aliéner le peuple et  en profiter sans crainte de représailles.

C’est pourquoi DIAGAU prend part à cette journée de réflexion des « diasporas gabonaises libres »  pour penser un lieu de rencontre et les conditions de cette rencontre qui devront permettre au peuple gabonais de se retrouver face aux leaders politiques et à la société civile afin d’obtenir des acquis significatifs, lanternes de la résolution de la crise politico-sociale décriée par tous les Gabonais à haute ou à basse voix.

Nous souhaitons donc la bienvenus à tous ceux qui ont bien voulu effectuer le déplacement pour prendre part à ces travaux. Nous sommes convaincus que chacun saura dépasser  son affectivité politique ou religieuse afin de donner au Gabon les moyens de sortir du marasme qui dure depuis trop longtemps.

Nous vous remercions.

Paris, le 22 septembre 2012

Pour Diaspora Gabonaise Unie (DIAGAU),

le Chargé de la Communication, Roméo Ndimina Moussambi

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