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Santé et Environnement : la Déclaration de Libreville au cœur des débats

La 13e session du Groupe de travail inter-agence (GTIA) pour la mise en œuvre de la Déclaration de Libreville s’est ouverte le 1er octobre 2012 à Lomé au Togo. La rencontre devrait favoriser l’adoption d’une approche commune permettant la mise en œuvre des 10 priorités en matière de santé et d’environnement établies par les pays africains.

Les représentants des 5 pays composant l’Alliance notamment, le Gabon, Kenya, Éthiopie, Mali et Togo, débattront jusqu’au 5 octobre prochain sur la «déclaration sur la Santé et l’Environnement en Afrique», signée à Libreville en 2008 dans le but de juguler l’exposition progressive du continent aux catastrophes naturelles liées au changement climatique.

Il s’agira pour les experts de dresser le bilan sur les efforts consentis par les États partis à cette déclaration en matière de la qualité de l’eau de boisson, des services d’assainissement, de la qualité de l’air, des vecteurs de maladies, des produits chimiques et des déchets domestiques et industriels et comment amener les États à plus d’ardeur dans ce sens.

«L’état de santé des populations est un des indicateurs essentiels du niveau de développement d’un pays», a indiqué le représentant résident de l’Organisation mondiale de santé au Togo, Pierre M’Pélé, qui a relevé la relation qui lie la santé et le bien-être des populations. Pour lui, dans la majorité des pays africains, la qualité de l’eau de boisson, les services d’assainissement, la qualité de l’air, les vecteurs de maladies, les produits chimiques, les déchets domestiques et industriels, contribuent encore de façon trop importante au poids de la maladie.

«Environ un tiers du poids de la maladie peut être évité à travers des interventions pertinentes sur l’environnement. Malheureusement, les facteurs de risque environnementaux pour la santé posent encore de nombreux défis aux pays africains et au Togo», a souligné Pierre M’Pélé.

À la fin des travaux, il sera mis en place un groupe national de travail composé d’experts nationaux, une analyse de la situation nationale de chaque pays et l’estimation des besoins en vue de la préparation du plan national d’action conjointe dans le cadre de la mise en œuvre de la déclaration de Libreville sera faite.

Le GTIA a été créé à l’initiative de l’OMS, du PNUD, de la BAD et d’autres partenaires, afin de s’assurer de la mise en œuvre des 10 priorités en matière de santé et d’environnement établies par les pays africains à la deuxième conférence interministérielle tenue à Luanda (Angola) en 2010. 52 pays africains sont signataires de cette déclaration de Libreville et de l’engagement de Luanda sur la mise en œuvre de cette déclaration.

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