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Libreville, berceau d’un réseau sous-régional des agences anti-corruption

La capitale gabonaise abrite, du lundi 26 au mercredi 28 novembre 2012, un atelier de validation de l’étude pour l’établissement du réseau des agences anti-corruption des pays membres de la Communauté économique des États d’Afrique centrale.

La création d’un réseau des agences anti-corruption des pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale va faire l’objet d’un atelier à Libreville du 26 au mercredi 28 novembre 2012. Il s’agira pour l’essentiel de valider une étude préalable effectuée sur la plausibilité de ce réseau et de son mode de fonctionnement.

Sans doute du fait que la Commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite (CNLCEI) du Gabon est considérée comme l’une des structures les plus avancées de la sous-région en la matière, la capitale gabonaise a été choisie, par la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), pour abriter le siège de ce Réseau des institutions nationales de lutte contre la corruption en Afrique centrale, en gestation.

On note qu’en décembre 2011, Yama Ngounga, un expert de la CEA ayant résidence à Yaoundé (Cameroun) avait effectué une mission d’enquête à Libreville concernant la mise en place du réseau sous-régional souhaité. Sa descente à Libreville au cours de laquelle il avait échangé avec les plus hautes autorités locales, faisait suite à un séminaire organisé, une année auparavant, dans la capitale camerounaise. «Il faut avouer que nous sommes un peu en retard par rapport à l’avènement dudit réseau parce que la Convention des Nations Unies que nous avons signée et ratifiée demande aux structures régionales et sous-régionales de s’organiser en réseau. Et, à ce jour, l’Afrique de l’Ouest voire du nord sont mieux organisées et l’Afrique centrale n’a toujours pas réussi à mettre en place ce réseau», avait alors indiqué Vincent Lebondo-le-Mali, président de la CNLCEI.

Le rapport de Yama Ngounga sera donc au centre des travaux de Libreville, en vue de sa validation par les experts des pays d’Afrique centrale en charge de la croisade anti-corruption, élargie à ceux des Communautés économiques régionales (CEDEAO et SADC), de la CEA, et de la Commission de l’Union Africaine (UA). Le réseau qui sera mis en place est censé devenir un organe d’échanges d’information et d’expérience qui permettra ainsi de susciter la mise en place de structures de lutte contre la corruption dans les États qui n’en ont pas encore et dans les États où ces structure existent déjà, de profiter d’un échange de bons procédés et d’expériences.

Il s’agit donc, durant ces deux jours à Libreville, de porter le réseau sur les fonds baptismaux, mais aussi de mesurer le chemin parcouru par chaque pays dans le combat contre la corruption et de faire un plaidoyer pour ceux qui n’ont pas encore de structure de lutte contre ce fléau. Le Gabon pour sa part a tout dernièrement validé le document stratégique de lutte contre la corruption et le blanchiment des capitaux, élaboré sous la férule de la CNLCEI et de l’Agence nationale d’investigation financière (Anif), avec le soutien technique et financier du Pnud.

«Le combat va rentrer dans une autre phase, on avait besoin de ce document qui nous sert de boussole», a soutenu Vincent Lebondo Le-Mali aux termes des travaux de l’atelier qui marquait la dernière phase du processus d’élaboration de la stratégie nationale de lutte contre la corruption et le blanchiment des capitaux (SNLCCBC-Gabon).

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