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Les prévisions funestes du Snec

UOB640Face au mutisme du gouvernement, le syndicat national des enseignants-chercheurs (Snec), en grève depuis le 2 février 2013, a laissé filtrer la menace d’une année blanche dans les universités et instituts de recherche lors de son point presse du 2 mars à Libreville.

En proie à de nombreuses et diverses manifestations, l’université Omar-Bongo (UOB) semble paralysée. Depuis un mois déjà, les cours ne s’y déroulent plus sans interruption. D’un côté, les étudiants, amenés par la ligue estudiantine des droits de l’homme, réclament le versement intégral de leur bourse d’étude, et de l’autre, les enseignants revendiquent la revalorisation de leur salaire.

«Suite au mutisme du gouvernement, les enseignants et chercheurs prennent à témoin l’opinion nationale et internationale sur les conséquences qui découleraient de cette situation dont la plus grave est l’année blanche», a averti Jean Remi Yama, président du Snec, relayé par Gabon Matin. Le syndicat réclame notamment la revalorisation salariale promise par le chef de l’État en décembre 2011, et qui devait être effective en janvier 2012.

Le patron du Snec a invité de ce fait le gouvernement à revenir à la table des négociations. «Les enseignants et chercheurs du Gabon sont en grève illimitée depuis le 2 février dernier. Le mardi 5 février, à la faveur d’une rencontre avec le Premier ministre, une commission a été mise en place. Cette commission n’a travaillé que trois jours (…) Nous invitons le gouvernement à reprendre, dans les délais raisonnables, les négociations qu’il a suspendu trois jours après le début des travaux, dans l’intérêt du fonctionnement de nos établissements et instituts de recherche», a-t-il indiqué.

Soulignant que la satisfaction des salaires des enseignants soulèverait la problématique de l’équité en matière des traitements payés par l’État à l’ensemble de ses agents, le Premier ministre Raymond Ndong Sima avait jugé juste, à l’ouverture des négociations, de «veiller au maintien des grands équilibres en faisant faire, par les services du ministère du Budget, des simulations qui présentent une vue globale des salaires versés par l’État à l’ensemble de ses agents».

La commission mise en place pour résoudre la crise, avait fait remarquer que l’incidence sur la masse salariale des propositions des enseignants et chercheurs serait de près de 17 milliards de francs CFA par an. Alors que le gouvernement a fait une proposition de 2 milliards, les grévistes, eux, ont revu leur position en s’accordant sur un montant de 11 milliards. C’est sur ce point que les négociations ont été interrompues entre les deux parties. Depuis, c’est le silence radio du côté du gouvernement.

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