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Vers un morcellement du gisement de fer de Bélinga

Belinga1Il n’est plus seulement question de minerais de fer dans la concession de Bélinga au Nord-est du Gabon. Le vice-ministre gabonais à l’Economie, Désiré Guédon, a récemment indiqué à Abidjan, la plausibilité d’un morcellement de cette aire minière qui aurait bien d’autres richesses.
Désiré Guédon, ministre délégué à l’Economie, l’Emploi et le Développement durable, qui prenait part, du 21 au 26 mars 2013 à Abidjan, aux assises de la 6e Conférence des ministres africains des Finances, de la Planification et du Développement économique de la CEA, y a indiqué que le Gabon est toujours en négociation avec la China machinery & equipement (CMEC) pour le développement du gisement de fer de Belinga, mais il faudra probablement intégrer d’autres entreprises minières dans ce projet et morceler la vaste concession de ce gisement dont la Chine a obtenu les droits dans un accord datant du 12 décembre 2007.

«Les négociations [sur Bélinga] ne sont pas terminées. Nous n’avons pas rompu avec eux [les Chinois] dans le sens où nous leur aurions dit de s’en dessaisir», a déclaré Désiré Guédon, «Mais nous leur avons demandé de consentir à une révision de la forme du dossier. Ils sont toujours intéressés par le projet. Nous n’avons pas encore nommé de nos partenaires», a-t-il précisé. En effet, si la convention avec la CMEC sur ce gisement a été signé par le défunt président Omar Bongo, son fils et successeur, Ali Bongo Ondimba, a appelé à une révision de cet accord après son arrivée au pouvoir en 2009. Le gouvernement gabonais a donc dû ordonner une réévaluation du gisement de fer tandis que le ministre des Mines, Régis Immongault, a indiqué, en août 2012, lors de la dixième Conférence Africa DownUnder, en Australie, qu’il n’y avait pas d’estimation certifiée des réserves de fer par une expertise indépendante. Il semble aujourd’hui qu’il n’est plus seulement question de fer dans la zone de Bélinga.

«Belinga est vaste. Et il n’y a pas que le fer. Ce fut l’un des problèmes», a expliqué Désiré Guédon à Abidjan dans une interview accordée à l’agence Reuters. «Avant, la mine était principalement liée au fer. Nous avons cependant réalisé depuis qu’il y a d’autres mines dans cette zone qui ne relève pas nécessairement de leur domaine d’expertise», a-t-il poursuivi parlant toujours des Chinois de la CMEC.

Désiré Guedon a donc indiqué la possibilité d’une division de la concession entre plusieurs opérateurs. Lancée en 2012, la réévaluation et la certification des réserves devaient prendre 18 mois au minimum. Après quoi, ainsi qu’annoncé, le gouvernement gabonais va solliciter tous les partenaires intéressés dont la CEMEC pour étudier et sélectionner la meilleure offre de développement. Si l’australien BHP Billiton vient de quitter le Gabon où il devait exploiter du manganèse, il n’est pas exclu qu’il participe à cet appel d’offres, certainement aux côtés du brésilien CVRD et de l’Anglo-australien Rio Tinto.

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