Un consortium de banques panafricaines conduit par Michael Adandé, le président de la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC), a été reçu le 2 avril à Libreville par le chef de l’Etat gabonais.
Si seuls les patrons de la BDEAC (Michael Adandé), Eximbank (Jean-Louis Ekra) et d’Ecobank (Thierry Tanoh), se sont entretenus avec Ali Bongo, il faut souligner que ce consortium compte également BGFIBank. En juillet 2012, cette coalition de banques a conclu, avec Olam Gabon, un accord de prêt de 228 millions de dollars pour financer le développement de plantations de palmiers à huile et la construction d’unités de raffinage d’huile de palme brute dans le pays.
«Des projets bénéfiques pour la population, en ceci qu’ils favoriseront la lutte contre la pauvreté à travers la création de nombreux emplois», avait soutenu Olam, évoquant des mesures d’accompagnement en matière d’infrastructures, notamment les logements, les centres de santé, les salles de classe, la fourniture d’électricité et d’eau, un partenariat pour l’éducation des enfants et la formation professionnelle.
Au cours de cette audience, à laquelle prenait part le directeur général d’Olam Gabon, Gagan Gupta, il a été question, selon Michel Adandé, du soutien que le groupe qu’il forme avec ses collègues, entend apporter à la réalisation d’un certain nombre de «projets à fort impact de développement».Dans le cadre de cet accord, il est prévu que les patrons d’Eximbank et d’Ecobank sillonnent le pays, pour constater de visu, l’avancement de ce projet d’envergure.
«Ils ont beaucoup avancé (…) et les banques concernées sont déterminées à accompagner l’opérateur Olam ainsi que tous les autres projets structurants dans le cadre du programme de société du Chef de l’Etat», a déclaré le président de la BDEAC dont les propos ont été confirmés par ses collègues qui ont réaffirmé, chacun, leur volonté d’accompagner le développement du Gabon émergent, conformément à la volonté du président Ali Bongo.
Cet accord entre Olam Gabon, la BDEAC, Eximbank, Ecobank et BGFIBank, avait été signé au lendemain de la grande concertation publique à Oyem, dans le nord du Gabon, en vue de présenter à la population le bien-fondé du projet de plantation d’hévéa qu’Olam Gabon veut lancer dans cette localité. Une initiative qui est contestée du fait que son impact environnemental, socio-économique, physique et naturel n’est pas à mesure d’apporter, selon les populations des localités concernées, un réel mieux à leur quotidien.



