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Résolution Onusienne sur la sécurité des journalistes

journaliste-en-dangerLa mort de nos confrères de Radio France internationale (RFI), Ghislaine Dupont et Claude Verlon, au-delà de tout ce qu’il y a de plus condamnable et désolant, a certainement induit une meilleure protection des ouvriers de l’information : l’Assemblée générale des Nations unies a adopté, le 26 novembre 2013, la première résolution sur la sécurité des journalistes et sur la création de la journée internationale contre l’impunité des crimes contre les journalistes.

Selon des sources concordantes, cette résolution adoptée par consensus répond à certaines des demandes présentées par Reporters sans frontières depuis plusieurs années, notamment dans le cadre du Plan d’Action des Nations unies, et réaffirmées récemment suite à l’assassinat tragique des deux journalistes français au Mali.

Cette résolution appelle les États à prévenir les violences exercées contre les journalistes, dans le respect de leur indépendance, et à lutter contre l’impunité de leurs auteurs. À l’initiative de la France, la résolution fait du 2 novembre la «Journée internationale pour mettre fin à l’impunité des crimes contre les journalistes». La date a été choisie en hommage à Ghislaine Dupont et à Claude Verlon, assassinés au Mali le 2 novembre 2013.

«La sécurité des journalistes est un pré requis essentiel pour faire progresser la liberté d’expression, la démocratie, le développement social et la paix. La résolution adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies et la date symbolique choisie pour la Journée internationale contre l’impunité sont plus importantes que jamais», a déclaré Reporters sans frontières (RSF).

La résolution de l’Assemblée générale condamne toutes les attaques et les violences contre les journalistes et les professionnels des médias dans les situations de conflit armé ou non et souligne le rôle important joué par tous les acteurs de l’information en affirmant que «le journalisme évolue continuellement pour inclure de nouvelles données telles que les institutions médiatiques, les personnes privées et une série d’organisations qui cherchent, reçoivent et transmettent des informations et des idées de toutes natures, en ligne ou hors ligne.»

Elle souligne également les obligations des États de prévenir la violence et de traduire les auteurs en justice, en exhortant «les États membres à faire tout leur possible pour prévenir la violence contre les journalistes et les professionnels des médias, à garantir la responsabilisation à travers la conduite d’enquêtes impartiales, promptes et effectives concernant tous les actes de violences présumés contre les journalistes et les professionnels des médias relevant de leur juridiction, de traduire en justice les auteurs de tels crimes et de garantir que les victimes aient accès à des voies de recours appropriées.»

La résolution prise par les Nations unies «invite les agences, les organisations, les fonds et les programmes compétents du système des Nations unies à réfléchir à l’identification de points focaux pour l’échange d’information concernant la mise en œuvre du Plan d’Action des Nations unies sur la sécurité des journaliste et l’impunité, en coopération avec les États membres et sous la coordination générale de l’Unesco».

En 2012, RSF a rapporté que 89 journalistes avaient été assassinés dans l’exercice de leurs fonctions dans le monde. Depuis le début de l’année 2013, 52 journalistes ont déjà été assassinés dans l’exercice de leur fonction.

Avec cette résolution, l’on ne peut qu’espérer que les exactions envers les journalistes, qui font un travail comme un autre, diminuent ou cessent un peu et leur laisse l’opportunité de faire leur travail dans les règles de l’art.

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