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Etienne Ngoubou, l’offshore profond et la problématique des barrages hydroélectriques

etienne-ngoubouEtienne Dieudonné Ngoubou, ministre du Pétrole, de l’Energie et des Ressources hydrauliques, s’est expliqué, le jeudi 12 décembre 2013 à Libreville, sur les sujets chauds du moment en rapport avec le secteur ministériel dont il a la charge. La récente consultation restreinte inhérente à l’attribution des blocs pétroliers et gaziers, et la résiliation des Conventions de Fé2 et des Chutes de l’Impératrice, ont été, entre autres, les principaux points abordés.

En marge de la ferveur que suscite la campagne électorale ces derniers jours, le ministre du Pétrole, de l’Energie et des Ressources hydrauliques a souhaité marquer un bref arrêt en vue d’entretenir la presse sur les points forts de l’actualité des secteurs des hydrocarbures et de l’Energie, depuis le début du quatrième trimestre 2013. Etienne Ngoubou est en effet revenu sur les deux points ayant provoqué de nombreuses réactions à travers le pays et notamment dans les médias : l’initiation, en octobre dernier, d’une consultation restreinte liée à l’attribution des blocs pétroliers et gaziers du domaine sédimentaire gabonais, et la résiliation par la République gabonaise de deux conventions de concession de service public avec la société CODER.

Concernant le premier point, le ministre n’a pas caché sa satisfaction quant à la conduite et à l’avancement du processus qui, a-t-il relevé, serait « une première mondiale en termes d’attribution de marché dans le secteur pétrolier ». En effet, identifié par le Président de la République comme « le carburant du Gabon émergent », le secteur des hydrocarbures constitue un aspect essentiel pour le développement du pays. Il convient donc d’y porter un regard plus minutieux. A cet effet, par souci de transparence, Etienne Ngoubou a expliqué qu’il était nécessaire de procéder à un appel d’offres, conformément aux indications du chef de l’Etat, dès avril 2013. Ceci pour aboutir à l’attribution de 43 blocs de l’offshore profond et très profond aux société pétrolières disposant d’une expertise et de capacités financières avérées pour opérer dans ces zones.

Pour ce faire, le ministre a indiqué avoir décidé de créer par l’arrêté N° 00678/MPERH, une commission de négociations de contrats pour l’attribution desdits blocs, pour éviter tout amalgame entre les soumissionnaires et le ministère dont il a la charge. A la suite du travail de cette commission, 26 sociétés pétrolières auraient été identifiées comme remplissant toutes les conditions, mais seules 16 d’entre elles ont répondu favorablement à son invitation, prenant ainsi part aux auditions du 24 avril au 31 mai 2013. Au terme de cette première phase d’évaluation technique, seulement 17 blocs ont trouvé des acquéreurs, les 26 restants, selon Etienne Ngoubou, feront l’objet de nouveaux appels d’offres. Et les sociétés ayant été retenues devront être soumises à une évaluation plus pointue dans les mois à venir, tandis que la négociation des contrats proprement dite n’interviendra qu’en fin février ou fin avril 2014 au plus tard, pour un début éventuel d’exploitation des blocs dans moins de trois ans, a-t-il annoncé.

Quant à la résiliation des Conventions de concessions de Fe2 et des Chutes de l’Impératrice, le ministre en charge de l’Energie s’est voulu ferme et confiant quant à l’issue que prendra l’arbitrage de l’affaire opposant l’Etat gabonais à la Compagnie de développement des énergies renouvelables (CODER). « Il nous est demandé d’améliorer la gouvernance. Et la gouvernance passe par le respect des termes des différents contrats que l’Etat a signé avec ses partenaires. Or, le concessionnaire à qui on avait donné six mois au plus tard pour mettre en pratique la Convention, ne l’a pas fait. Et même 18 mois après, rien n’avait été fait par cette entreprise qui pourtant a assuré bénéficier des compétences techniques et d’une surface financière suffisante pour la réalisation des ouvrages qui lui ont été demandés. Mais depuis, rien. Il nous a donc semblé nécessaire de résilier ces conventions de concession », a expliqué Etienne Ngoubou visiblement amusé par cette affaire.

En effet, si le ministre semblait si confiant et même amusé par le sujet qui a suscité moult réactions, c’est que, dit-il, « le droit est de [son] côté. Il n’y a donc pas de raison de craindre quoi que ce soit. » Pour Etienne Ngoubou, les termes des contrats qui liaient la CODER à l’Etat gabonais étaient assez clairs : pour l’Impératrice, il s’agissait de construire une Centrale de 42 MW de puissance nominale, extensible à 84 MW ; pour Fe2, la CODER devait mettre sur pied une Centrale électrique de 36 MW. Pourtant, la CODER qui, pour obtenir ces concessions, a assuré des promesses non tenues jusqu’alors, n’aurait pas évoqué à temps, son incapacité à réaliser les différents projets. D’autant plus que les conventions reposaient sur le principe du Partenariat Public/Privé (PPP) qui stipule que « les projets sont entièrement financés par le concessionnaire, à charge pour lui de se rémunérer par la suite dans l’exploitation des ouvrages et la vente de l’électricité produite », a par ailleurs indiqué le ministre avant de préciser à cet effet, qu’« aucune obligation financière n’engageait la République gabonaise » dans la réalisation desdits projets.

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