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Le PDG perd des plumes dans le Woleu-Ntem

PDG3Après avoir gagné plusieurs circonscriptions dans la province septentrionale, le PDG vient de voir s’échapper le département du Ntem dont la présidence du conseil est revenu à Memine me Zué, quelques jours après que le CLR ait arraché de belle manière la commune de Minvoul au parti au pouvoir pourtant large vainqueur à l’issue du vote du 14 décembre dernier. Pour beaucoup, des échecs liés à l’indiscipline de certains élus locaux du parti.

Le PDG a donc perdu le Ntem alors qu’au sortir du vote des populations le 14 décembre dernier, la liste conduite par Chantal Ondo née Oye Efoulou avait obtenu 17 sièges contre 14 pour l’indépendant Alfred Memine me Zué. Une victoire qui était finalement logique au vu des personnalités qui composaient cette la liste dirigée par Chantal Ondo. Emmanuel Ondo Methogo, Francis Ntolo Eya’a ou Charles Mvé Ellah. Tous des hiérarques du parti, connus pour avoir milité avec force et détermination au sein du parti depuis plusieurs décennies.

Alors que la messe semblait dite pour beaucoup, le PDG a été battu le week-end dernier par l’indépendant Alfred Memine me Zué, ancien proviseur de lycée, membre du gouvernement nommé par André Mba Obame après sa prestation de serment en janvier 2011. 6 voix perdues par le parti au pouvoir au cours du scrutin. La seule explication est que la consigne du secrétariat exécutif n’a pas été respectée. Un cas d’indiscipline imputable aux responsables du parti dans le septentrion, indiquent certains. Un cas d’indiscipline que très peu arrivent à expliquer, tant le département du Ntem et la commune de Bitam ont été longtemps fidèles au PDG, devenant même le bastion du parti dans un Woleu-Ntem qui s’est souvent réclamé de l’opposition.

Mais le cas du Ntem n’est pas isolé. Quelques jours plutôt, Minvoul aussi avait échappé au PDG. Alors que le vote du 14 décembre avait permis à la liste dirigée par François Ango Ndoutoume de prendre 12 sièges sur 19 possibles dans la commune, l’élection du bureau du conseil municipal a tourné à l’avantage du CLR avec la victoire du candidat présenté par le parti de Jean-Boniface Assélé.

Même si le PDG a su garder Medouneu et Mitzic, les échecs de Minvoul et du Ntem ont pour conséquence de jeter le trouble au sein du parti et certainement de révéler le malaise qui fait son chemin. Il s’agit nécessairement d’un complot ourdi contre le parti, certains hiérarques ayant manifestement été surpris et déçus de voir que le choix du parti ne s’est plus posé sur eux comme cela était de coutume depuis l’avènement du multipartisme.

Mais le parti n’a-t-il pas le droit d’investir qui il veut ? L’échec du parti dans certaines circonscriptions en décembre dernier était déjà le fait de bagarres internes, de guerres de tranchées et de mésententes publiques vécues lors des congrès provinciaux qui avaient permis de désigner les têtes de listes et leurs colistiers pour ces locales 2013. Oyem, toujours dans le septentrion, n’a-t-il pas été le théâtre de ces comportements ? Résultats des courses: François Engonga Owono et christiane Bitougat ont été battus dans le 1er arrondissement par un ancien du PDG, Jean-Christophe Owono nguema, alors que Jean-Martin Ebane Ebane a subi les affres de la popularité de Vincent Essono mengue

Il s’agit donc de cas d’indiscipline et personne ne sait quelles sont les réelles motivations d’un tel sabotage. Mis à part, certainement, ceux qui en ont pris l’initiative. Emmanuel Ondo Methogo, René Ndémézo’o Obiang et Charles Mvé Ellah, doivent certainement répondre mais avec eux Raymond Ndong Sima, François Engonga Owono, Francis Nkea Ndzigue ou Bertrand Zibi Abeghe, tous responsables du parti dans la province du Woleu-Ntem. Le parti a été pris en otage, au grand dam du secrétariat exécutif qui s’est employé à rappeler à tous, pendant les longs jours de campagne, que le PDG est un parti de victoires méritées et qu’il doit en être ainsi dans l’avenir.

La situation a suscité quelques réactions. Dans la presse évidemment. Mais aussi dans le parti. Certains militants allant même jusqu’à indiquer publiquement que leurs camarades de cette région sont d’une traîtrise qui ne trompe personne et que « la province a toujours été le bastion du judaïsme, antichambre du salafisme». Des mots très durs. Le parti d’Ali Bongo ondimba n’a pas encore donné sa position officielle. La passion de quelques militants ne doit pas faire oublier que ce genre de cas s’est manifesté, heureusement sans grande incidence, lors de l’élection du maire de Ndzomoé, dans l’Estuaire. Et rien ne dit d’ailleurs que les scrutins à venir pour la désignation des bureaux de conseils municipaux et départementaux dans d’autres provinces ne donneront pas lieu au même spectacle de désolation et de débandade. Il n’est donc pas nécessaire de faire une fixation sur cette province ni sur les hiérarques du parti à Bitam, Oyem ou Minvoul, l’avenir pouvant réserver d’autres mauvaises surprises. Il reviendra certainement au « Distingué camarade » de tirer les conséquences de ce flop.

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