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Souverainistes/Jean Ping : «Nous allons pousser Ali Bongo jusqu’à son dernier retranchement»

Les Souverainistes, à gauche, face à leurs invités et alliés. © Gabonreview
Les Souverainistes, à gauche, face à leurs invités et alliés. © Gabonreview
En forte activité autour de Jean Ping, le mouvement dit des Souverainistes, a repris ses activités annuelles par une «communication politique» annonçant la couleur et en marge de laquelle l’ancien président de la commission de l’Union africaine s’est exprimé.

Dans la salle d’un hôtel de Libreville, bondée de personnes arborant des t-shirts marqués «Gabonais et Républicain», les membres fondateurs du mouvement des Souverainistes, proche de la prohibée Union nationale, ont effectué, après leur rentrée politique du 12 novembre dernier, la toute première activité de leur agenda annuel. Certaines personnalités de l’opposition dite radicale y ont pris part. Notamment Jean Ping, Luc Bengone Nsi, Pierre Amoughé Mba, Jean Ntoutoume Ngoua, Pauline Nyngone et Philibert Andjembé.

Unique orateur de ce qui avait été annoncé comme une communication politique, Fabien Mbeng Ekorozock, coordonnateur national de cette association politique, a annoncé la couleur en indiquant que «le holdup électoral qui s’est passé lors de l’élection présidentielle de 2009 où Ali Bongo Ondimba nous a volé notre victoire, ne doit plus se reproduire en 2016. C’est maintenant que nous engageons notre combat.» Passant en revue la politique générale du régime émergent, il a brossé un tableau pour le moins sombre dans lequel, selon lui, «aucune véritable réalisation n’a vu le jour (…) le Gabon est traversé par des chantiers abandonnés comme celui de la Marina, les 5000 logements qui tardent à sortir de terre, le système éducatif désarticulé, de nombreuses revendications sociales sans solutions.

Seuls 8 km de route, sur les 40 km qui séparent Ntoum de Libreville, ont été à moitié bitumés en 4 ans, et on note l’alourdissement de la dette intérieure ayant entrainé la mort de plus de 120 PME-PMI en trois ans.»

Au terme d’une longue diatribe contre l’action du pouvoir «émergent», Mbeng Ekorozock est revenu sur l’idée de conférence nationale souveraine qui, selon lui, est la seule alternative qui permettrait aux Gabonais de laver le linge sale en famille et de débattre des questions relatives au développement du pays. Les souverainistes ont, toutefois, indiqué avoir totalement soutenu la plainte contre le président de la République pour «faux et usage de faux», déposée le jeudi 13 novembre dernier. Sur ce point, Jean Ping qui semble cornaquer le mouvement, expliquera par la suite à la presse que «ce n’était que le commencement d’une chaine de plaintes formulées par l’opposition gabonaise». Indiquant qu’ «un parti politique des nôtres a une plainte contre l’officier d’Etat civil qui a transcrit l’acte de naissance d’Ali Bongo Ondimba», l’ancien président de la commission de l’Union africaine a expliqué que cet «cet ancien maire du 3e arrondissement de Libreville doit expliquer comment il a fait pour en arriver là. Mieux, notre compatriote Jean De Dieu Moukagni Iwangou de l’UPG est entrain également de rédiger une plainte. C’est pour dire que toutes nos requêtes ne seront pas systématiquement frappées d’irrecevabilité. Je termine en disant que nous allons pousser Ali Bongo jusqu’à son dernier retranchement. Et comme il ne supporte pas de telles situations, il partira tout seul. La preuve, pour le dépôt pacifique de notre plainte dernièrement, il a dépêché des escadrons de la mort à l’entrée du palais de justice.»

Très cité et congratulé en ce moment par sa famille politique, du fait de l’antériorité de sa préoccupation judiciaire concernant l’origine du chef de l’Etat, Luc Bengone Nsi, président du Morena, a d’ailleurs tenu à recadrer les choses au sujet de la polémique actuelle, née du livre de Pierre Péan : «Ne dites plus que l’opposition a attendu le livre de Pierre Péan pour réagir. J’ai saisi la Cour constitutionnelle en 2009 sur cette affaire d’acte de naissance du président de la République. Mais cette chambre judiciaire n’a pas voulu lire le droit, puis j’ai saisi le tribunal de Libreville en 2011 sur la même question».

Un peu avant cette «communication politique», Jean Ping, Pierre Amoughé Mba et Ntoutoume Ngoua s’étaient rendus à la brigade de gendarmerie de Gros-Bouquet en vue d’obtenir la libération de quatre jeunes militants arrêtés par les forces de l’ordre lors de la marche de jeudi 13 novembre 2014.

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