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L’UPG pour la fin de la PIP et… le retour des fonds communs ?

Militants de l'Union du Peuple Gabonais (UPG)
Militants de l’Union du Peuple Gabonais (UPG)
Estimant que l’instauration de la Prime d’incitation (PIP) à la performance a été décidée hâtivement voire «arbitrairement», le secrétaire général d’une des ailes de l’Union du peuple gabonais, Bruno Ben Moubamba, pense qu’elle doit être reconsidérée. Surtout au regard des troubles qu’elle cause.

Censée rétablir la justice entre fonctionnaires tout en encourageant les plus méritants, la Prime d’incitation à la performance (PIP) est bien loin d’avoir produit l’effet escompté, au regard des troubles enregistrés dès son annonce jusqu’à son premier versement. Partout, les syndicats se sont mobilisés pour fustiger l’initiative que l’on dit maladroitement gérée quand son mode de calcul est jugé «arbitraire» par les bénéficiaires. Un jugement visiblement partagé par Bruno Ben Moubamba, pour qui la négociation entamée ces derniers jours entre le Premier ministre et les syndicats devrait inévitablement aboutir à la suspension de la PIP et un retour, «en partie», des fonds communs.

Pour le secrétaire général de la branche «familiale» de l’Union du peuple gabonais (UPG), «la PIP, telle qu’elle apparaît actuellement, n’est pas gérable». Aussi, pressent-il qu’«il n’y aura pas d’autres solutions» que de la suspendre pour tenter de voir clair dans le grand souk qu’est devenue l’administration gabonaise depuis la mise en place de cette prime que tout agent public réclame désormais. «Pourquoi remplacer la PIP ?», s’interroge l’opposant qui dit pourtant ne pas souhaiter juger le gouvernement, avant de répondre par lui-même : «Pour corriger le tir et reconnaître devant les Gabonais que l’initiative a été prise hâtivement voire arbitrairement.» En décidant de suspendre définitivement et de remplacer la PIP, «cela signifierait que le pouvoir a pris acte de ce qu’elle est impopulaire», estime Ben Moubamba.

«Que proposer aux fonctionnaires par la suite ?» est-on tenté de se demander. Pour l’ancien candidat à l’élection présidentielle anticipée de 2009, une seule alternative est possible : «le retour partiel des fonds communs» dans certains ministères et au sein des régies financières. De même, propose-t-il de revoir à la hausse l’indice salarial longtemps revendiquée à cor et à cri par les agents de la Fonction publique. «Quel gâchis et que de temps perdu dans ce pays !», s’est par ailleurs exclamé le SG de l’UPG sur son blog, avant d’annoncer que son parti «va prendre une grande initiative politique dans les prochains jours» qui, confie-t-il «tendra à ramener un minimum de sérénité et à faire baisser la tension actuelle dans le pays».

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