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La présidence annonce des poursuites contre ses diffamateurs

Alain-Claude-Billié-Bi-Nze-460x190Le porte parole de la présidence de la République, Alain Claude Bilié-By-Nzé a déclaré vendredi lors d’une conférence de presse que tout propos diffamatoire vis-à-vis de la première institution du pays, fera désormais l’objet de poursuites judiciaires.

« La présidence de la République tient à rappeler que les lois de la République doivent s’appliquer à tout le monde, et que par conséquent, la justice sera désormais systématiquement saisie, dès lors qu’il serait tenu à l’encontre du président de la République des propos diffamatoires, avilissants ou outrageants », a déclaré Alain Claude Billie-By-Nze face à la presse.

« La première institution de notre pays ne peut pas faire l’objet d’attaques diffamatoires et infamantes, en toute impunité dans la presse écrite ou en ligne. Cela doit s’arrêter. Des poursuites judiciaires seront engagées au Gabon comme à l’étranger contre des auteurs et ceux qui les véhiculent et hébergent les propos diffamatoires envers le président de la République », a-t-il averti, rappelant que « dans notre pays et dans toutes les démocraties le président de la République est une institution ».

« S’en-prendre à la personne du président de la République c’est un délit puni par les lois de la République. Certains pensent que faire de l’opposition c’est avilir, c’est chercher à anéantir. Mais c’est la fonction présidentielle à laquelle on s’attaque, donc la première institution du pays. Celle qui représente le Gabon aux Nations Unies, qui préside la CEMAC, et qui représente le Gabon à la CEEAC. Et des gens estiment que pour être opposé à Ali Bongo il faut s’en prendre à sa personne. Ça ne peut pas continuer », a surenchéri Alain Claude Bilié-By-Nzé, assurant que cette décision n’a pas pour objectif d’interdire la liberté d’expression, mais d’amener les uns et les autres à respecter la fonction de la présidence de la République, laquelle est protégée par des lois en vigueur. Il a de ce fait, rappelé les efforts déployés par la première institution dans le sens de la liberté de presse, en l’occurrence, son engagement de doter le pays, d’un nouveau Code de communication actuellement en élaboration.

« Le Président de la République, dans le souci sans cesse renouvelé d’encourager l’expression libre et plurielle des opinions, s’était engagé à réaménager le Code de la communication, afin de l’adapter aux exigences de l’heure, et de faire en sorte que le principe de responsabilité soit l’exact pendant du principe de liberté, et que, de ce fait, certains délits de presse, soient revisités pour être atténués », a-t-il rappelé.

« Cependant, cette ouverture d’esprit et cette volonté d’encourager la libre expression des opinions par voie de presse et de médias, semble mal interprétée. D’aucuns l’assimilent à une forme de faiblesse ou à de la frilosité. Aussi, la présidence de la République rappelle-t-elle que dans ce domaine, comme dans d’autres, nul ne saurait se situer ni se sentir au-dessus des lois de la République », a-t-il prévenu.

« Les dérapages observés depuis un certain temps ne sauraient perdurer. La liberté n’a de sens véritable que si elle se conjugue parfaitement avec le principe de responsabilité. La liberté d’expression, ce n’est pas la liberté d’injurier, de vilipender, de diffamer. La liberté d’expression, ce n’est pas la liberté de salir la réputation d’autrui, d’avilir les institutions de la République. Chacun doit se ressaisir, en toute responsabilité. Il n’y a pas de place au Gabon pour la démocratie de l’injure, de la haine, de l’invective, de la violence », a-t-il martelé.

Depuis plusieurs années le président de la République et les membres de sa famille font l’objet d’articles insultants. Des insultes qui viennent à la fois des personnalités politiques de l’opposition, de la société civile et des journalistes. A en croire le porte parole de présidence, la pratique, tolérée depuis Omar Bongo, a connu des niveaux inégalés.

La décision du président de la République d’ester en Justice ses diffamateurs découlent de l’atteinte à sa vie privée constatée dans plusieurs articles de presse qualifiés de diffamatoires touchant notamment ses origines, son patrimoine et sa famille.

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