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Naufrage du Modern Express : Que s’est-il réellement passé ?

En mer depuis 15 jours, le Modern Express, un cargo immatriculé au Panama, transportant des grumes pour European Roro Lines, une société belge a basculé au large des côtes espagnoles. Les causes de la gîte seraient dues au bois mal arrimé en provenance du Gabon.

C’est non loin des côtes françaises, au Havre où le bateau devait faire sa première escale avant de relier Anvers en Belgique que le Modern Express, un cargo immatriculé au Panama, transportant des grumes pour European Roro Lines, une société belge que le navire a basculé.

« Le bateau était sur l’eau depuis 15 jours », a laissé entendre le représentant français de l’affréteur. Mardi dernier, alors qu’il atteignait les côtes espagnoles, en raison de la mer agitée, la marchandise entassée (du bois en provenance du Gabon) dans la cave a déséquilibré le navire.

Depuis quelques jours la marine française et espagnole tente de remorquer le navire pour le conduire vers les côtes si les conditions météorologiques sont propices à une possible intervention.

Le Modern Express est un géant marin de mers de 164 mètres de long et vieux de 15 ans. Le navire est immatriculé au Panama avec un armateur coréen. Il est loué par European Roro Lines, une société belge de transport maritime. En partance du Gabon, le navire transportait du bois (« brut »).

« Opération de la dernière chance »

« L’opération de la dernière chance » s’est déroulée hier dans l’après-midi. Le Modern Express a été connecté hier au Centaurus, un remorqueur espagnol. Le navire remorqueur « a réussi à le pivoter, à lui mettre le nez vers le large, et il a commencé le remorquage », a expliqué le porte-parole de la plateforme maritime d’Atlantique.

« La priorité maintenant, c’est d’éloigner le cargo des côtes. Il faut qu’on soit sûr de pouvoir le remorquer après, on aura à déterminer une zone de refuge », a renchéri le porte-parole.

Interrogations

Lorsqu’en France, les populations s’interrogeaient sur les conséquences possibles de ce chavirement sur leurs côtes, à cause du pétrole qui aurait pu s’échapper si l’opération de remorquage avait échoué, au Gabon on se demande comment du bois « brut » a-t-il pu être exporté alors qu’une mesure prise depuis 2009 par les autorités en place interdit une telle exportation « S’il s’avérait qu’il s’agissait de bois brut exporté depuis le Gabon pour la France ou tout autre pays cela équivaudrait à une violation de la mesure de « première transformation locale de brut avant toute exportation ».

Que répondent les autorités gabonaises face à cette situation ?», s’est interrogé hier un citoyen gabonais approché par la rédaction de Gabonecon.com. Bon ombre de compatriotes partagent ces interrogations. Mieux, certains pointent un doigt accusateur sur les autorités locales. S’il s’agissait réellement de bois (« brut ») comme le laisse entendre les médias français, cela implique une responsabilité des autorités gabonaises car rien ne peut se faire sans leur aval. Il est fort probable que cette affaire ouvre un nouveau chapitre dans les relations franco-gabonaises. Affaire à suivre…

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