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Présidentielle américaine : le pape ne fera pas tomber Donald Trump

Donald Trump et le pape s’écharpent. La polémique peut-elle avoir un impact sur la campagne des primaires républicaines ?

Cette fois-ci, ce n’est pas lui qui a commencé, c’est… le pape François. Le Souverain pontife a déclenché la colère de Donald Trump en déclarant jeudi 18 février à la presse qu' »une personne qui veut construire des murs et non des ponts n’est pas chrétienne ».

Un jugement « honteux » pour le candidat républicain : selon lui, le pape « n’a entendu qu’une seule version de l’histoire » pour condamner ainsi son rêve de construire un mur à la frontière mexicaine : Il n’a pas vu le crime, le trafic de drogue et l’impact économique négatif. »

Sa bataille avec le pape peut-elle coûter cher à Donald Trump, en pleine campagne pour l’investiture de son parti à la présidentielle ? Le milliardaire a calmé le jeu sur CNN jeudi soir : « Je n’aime pas me battre avec le pape. »

Une avance confortable pour samedi

Le premier test aura lieu samedi lors de la primaire en Caroline du Sud, où Donald Trump est en tête des sondages. Il recueillerait 35% des voix contre 19,3% pour Ted Cruz en deuxième position, selon cette compilation de sondages par le « Huffington Post » :

Il y a peu de chance que la polémique papale ait un impact sur l’électorat religieux au point de changer cet ordre d’arrivée. Dans cet état qui ouvre la danse des primaires dans le sud, seuls 8 % des adultes sont catholiques, indique l’institut Pew. La majorité des chrétiens sont en effet des protestants qui ne reconnaissent pas l’autorité du pape. Parmi eux, les protestants évangéliques sont le bloc électoral le plus important en Caroline du Sud : en 2012, selon les sondages de sortie des urnes, ils ont représenté 65% des votants.

« [La polémique] ne change pas la donne pour les évangéliques, et je ne pense pas que cela changera la donne pour ceux qui ont décidé qu’ils voteraient Trump », explique à « Politico » Al Phillips, pasteur baptiste de Greenville, en Caroline du Sud (et supporter de Marco Rubio) :

Pour que cela change quoi que ce soit, il faudrait être le plus fervent des catholiques. »

Et pour le Super Tuesday ?

Les primaires qui auront lieu après la Caroline du Sud et jusqu’au Super Tuesday du 1er mars ont aussi lieu dans des états où la religion catholique est peu prégnante. L’affaire a peu de chance d’avoir un poids.

Même au Massachusetts (43% de catholiques et 28% de protestants selon l’institut Pew), l’avance de Donald Trump dans les sondages conduits avant la bataille Trump v. pape est plus que confortable. Il est crédité de 40% d’intention de votes en moyenne contre 15% pour Marco Rubio.

Catholiques aux Etats-Unis

Les républicains ne sont de toute façon pas les plus fervents admirateurs du pape : celui-ci est moins aimé par eux que par les Américains en général, rappelle FiveThirtyEight. Les conservateurs en ont tout de même une opinion favorable (à 67%), mais ce score s’élève à 80% chez les américains de gauche, selon une enquête de l’institut Pew publiée en janvier.

Mais surtout, pour sanctionner le candidat qu’ils placent en tête des intentions de vote, il faudrait que les électeurs républicains soient choqués par l’affirmation du pape. Or, en janvier, 49% des catholiques se déclarant comme républicains ont proches des républicains estimaient déjà que Donald Trump était pas ou peu religieux.

A.R.

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