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Guinée équatoriale : la présidentielle fixée au 24 avril

L’élection présidentielle en Guinée équatoriale aura lieu le 24 avril, selon un décret pris par le chef de l’Etat et candidat à sa propre succession, Teodoro Obiang Nguema, et annoncé samedi par la radio officielle.

« Suite aux délibérations du conseil des ministres de vendredi (…) je décide que l’élection présidentielle aura le 24 avril 2016 », a déclaré M. Obiang Nguema dans ce décret, qui précise que la campagne électorale se déroulera du 8 au 22 avril.

M. Obiang Nguema, qui dirige ce pays d’Afrique centrale d’une main de fer depuis 36 ans et dont le régime est régulièrement sous le feu des critiques pour sa répression des opposants, est quasiment assuré de remporter cette élection. En 2009, il avait été réélu avec 95,37% des voix.

Doyen par la longévité au pouvoir des chefs d’Etat africains, M. Obiang Nguema, âgé de 73 ans, s’est déclaré candidat à un nouveau septennat en novembre, lors d’un congrès extraordinaire du Parti démocratique de Guinée Equatoriale (au pouvoir).

L’opposant Gabriel Nse Obiang Obono, considéré comme son principal rival, a annoncé récemment sa candidature, sous les couleurs du parti Ciudadanos por la innovacion (CI).

Mais sa tournée dans le pays en vue de l’élection a été suspendue mardi jusqu’à « nouvel ordre » et cinq partisans du CI ont été arrêtés, accusés d’avoir molesté un agent de sécurité deux jours plus tôt lors d’une réunion publique.

Né le 5 juin 1942, le président Obiang avait renversé par un coup d’État en août 1979 le régime sanguinaire de son oncle, Macias Nguema.

Son propre régime est régulièrement dénoncé par les organisations de défense des droits de l’homme pour sa violente répression à l’encontre des opposants politiques, des organisations indépendantes de la société civile et des médias, ainsi que pour l’ampleur de la corruption dans le pays.

Son fils, Teodorin Obiang, deuxième vice-président du pays, est poursuivi depuis 2014 en France dans l’affaire dite des biens mal acquis.

Il est soupçonné de s’être frauduleusement bâti avec des fonds publics un patrimoine immobilier et mobilier en France « estimé à plusieurs centaines de millions d’euros », selon une source proche de l’enquête française.

L’élection présidentielle devait initialement se tenir en novembre. Les raisons de son avancement de plusieurs mois n’ont pas été précisées.

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