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Mise sous scellés du Maïsha : La mise au point de la DGI

Le directeur général des Impôts a récemment tenu à livrer sa version sur la mise sous scellés de la résidence hôtelière de luxe, propriété de Chantal Myboto Gondjout.

Tenue par l’opinion publique pour un règlement de comptes aux relents politiques, l’«affaire» de la résidence hôtelière de luxe Le Maïsha n’a pas fini de faire couler encre et salive. Convaincue que la mise sous scellés de son établissement a été ordonnée en représailles aux procédures judiciaires engagées par sa fille et son époux au sujet de l’état-civil d’Ali Bongo, Chantal Myboto Gondjout n’a pas cessé d’affirmer n’avoir rien à se reprocher. A l’en croire, les 4 milliards imposés par le fisc seraient un prétexte. «Nous savons pertinemment qu’en général, la DGI n’est qu’un instrument de la présidence de la République pour régler des comptes», a-t-elle affirmé la semaine dernière. «Faux !», a aussitôt rétorqué la direction générale des Impôts par le biais d’un communiqué de presse.

Selon la DGI, qui n’a pas manqué de fustiger «l’incivisme fiscal» de certains patrons, «l’impôt est un instrument de politique économique et de solidarité nationale» qui implique que tous les opérateurs commerciaux se conforment pour le bien du plus grand nombre. Selon le responsable de cette administration, «le paiement de l’impôt est un devoir civique indépendamment de toutes considérations idéologiques, religieuses ou politiques». De même, il a nié toute pression exercée contre Le Maïsha, d’autant qu’au Gabon, le système fiscal est de type déclaratif. «La structure hôtelière Le Maïsha est un contribuable comme un autre et ne saurait déroger à la règle», a-t-il dit. Au sujet de la procédure engagée à son encontre, Joël Ogouma, dans une interview parue dans le quotidien L’Union le 25 mars dernier, assure qu’il n’y a rien de plus normal. Engagé dans une procédure de débat contradictoire, ayant permis au contribuable d’être informé des redressements potentiels et de les contester avec des pièces justificatives, les patrons de l’hôtel de luxe auraient été assistés tout au long de cette procédure par le conseil fiscal de leur choix. «Le délai de 60 jours auquel fait allusion Mme Myboto renvoie à l’exercice d’un recours juridictionnel», a laissé entendre le directeur général des Impôts, non sans ajouter qu’«aucun recours gracieux ou contentieux ne suspend l’action en recouvrement».

A la DGI, l’on affirme que, «indépendamment du contrôle fiscal, la résidence hôtelière Le Maïsha, créée depuis 16 ans, ne s’acquitte pas spontanément de ses impôts. Elle était déjà redevable de la somme de 400 millions de francs avant le contrôle fiscal». Mais encore, l’on s’étonne de ce que sa patronne ne fasse pas état de la remise de 245 millions de francs dont elle aurait bénéficié. Alors que Chantal Myboto Gondjout crie qu’à travers cette mise sous scellés l’Etat sacrifie plusieurs emplois, pour Joël Ogouma «ce n’est pas le contrôle fiscal qui précarise l’emploi des agents du Maïsha, mais plutôt la gestion de cet établissement à travers le non respect, notamment de obligations fiscales dont les conséquences, à terme, nuisent à la préservation de l’emploi». Gageons tout de même que Noël Ogouma fasse preuve de la même rigueur pour tout le monde.

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