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Gabon: les leaders de l’opposition lancent un appel à la Cour constitutionnelle

Le Gabon attend de connaître la décision que rendra la Cour constitutionnelle d’ici le 23 septembre. Les leaders de l’opposition réunis au domicile de Jean Ping ont lu ce jeudi 15 septembre au soir une déclaration solennelle. Un message adressé aux neuf juges qui doivent trancher sur le contentieux électoral après les résultats provisoires qui donnent Ali Bongo vainqueur avec une courte avance de 6 000 voix seulement.

Autour de Jean Ping, ils sont presque tous là, ce jeudi soir. Les anciens Premier ministres Casimir Oyé Mba et Jean Eyeghe Ndong, l’ancien président de l’Assemblée nationale, Guy Nzouba-Ndama ou encore l’ancien gouverneur de la banque des Etats d’Afrique centrale Philibert Andjembé.

C’est Didjob Divungi Di Ndinge, ancien vice-président, qui lit la déclaration. « Après l’annonce par le ministère de l’Intérieur des résultats provisoires du scrutin présidentiel du 27 août 2016, notre pays a plongé dans une vague de violence inédite et chemine désormais, il faut le craindre, vers une instabilité durable », rappelle-t-il.

Et de citer le nom des neuf juges de la Cour constitutionnelle. L’avenir du Gabon est entre leurs mains, déclare l’opposant. « Les Gabonais attendent que les juges constitutionnels agissent en leurs âmes et consciences. Ames et consciences qui ne sauraient être prises en otage par un homme et ses ambitions ou un clan et ses affiliés. Nous savons pouvoir compter sur des personnalités pétries d’expérience, de patriotisme et pleinement conscientes de l’intérêt supérieur de la nation. Mesdames et Messieurs, désormais les Gabonais attendent. »

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Parmi ces leaders, Guy Nzouba-Ndama, l’ancien président de l’Assemblée nationale. « Ce qui nous tient à cœur, c’est que les membres de la Cour constitutionnelle prennent conscience que le destin du Gabon repose dans leurs mains, explique-t-il. Ils ont une décision lourde de conséquences à prendre. Dans notre corpus constitutionnel, les décisions de la Cour ne sont pas susceptibles de recours. Cela veut dire que c’est la dernière voix, donc nous invitons les membres de la Cour à dire le droit et s’ils disent le droit à reconnaître ce que le peuple gabonais a voulu exprimer à travers son vote du 27 août dernier. »

Un message en forme de mise en garde ? « Je n’oserais pas dire que c’est une mise en garde, nuance-t-il. Nous appelons à la conscience des unes et des autres pour qu’ils comprennent que leur mission est très délicate et que nous les appelons à dire le droit, rien d’autre. »

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