La gente féminine se lance plus que par le passé dans le système « D » (débrouillardise), au même titre que les hommes, dans la vente à la sauvette de certains articles à travers les rues de la capitale gabonaise, a constaté GABONEWS.

Ce sont des tableaux de décorations, des pots de fleurs, des désodorisants et autres objets décoratifs, voire des ustensiles de cuisine qui sont vendus par des jeunes femmes à travers les grands carrefours et rues de Libreville, amplifiant alors la concurrence dans ce secteur jadis investi par les hommes, en majorité d’origines autres que gabonaises.

Sans complexe, Hortense la trentaine révolue, mère de deux garçons, n’hésite plus à circuler à travers les trottoirs proposant des articles aux potentiels acheteurs. Un exercice pénible et périlleux, avoue t- elle du fait de cette gymnastique qui ne dit pas son nom et à laquelle sont soumis les vendeurs ambulants, mais qui génère tout de même, de quoi nourrir sa petite famille.

Idem pour Julie qui affiche sa volonté d’être vue autrement par ses concitoyennes: « je n’est pas honte de faire ce genre de commerce, même si certaines jeunes filles nous regardent encore sous le prisme de la condescendance, je suis obligé de me prendre en charge pour éviter d’être une charge pour ma famille qui ne peut plus satisfaire tous mes besoins et ceux de mon gosse ».

Rappelons que la vente à la sauvette est un phénomène grandissant à Libreville, et particulièrement sur les grandes rues de la ville, ce en dépit de son caractère illégal.

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