La première session ordinaire du Conseil économique et social (CES) pour l’exercice 2009 ouvert le 17 février livre ses premières recommandations. La Commission chargée de la production animale et végétale a formulé des propositions sensées assurer la qualité des produits locaux et leur promotion sur le marché national.

Attendues depuis septembre 2008, les recommandations du Conseil économique et social (CES) sur la sécurité alimentaire au Gabon ont commencé à ressortir des débats des conseillers qui se sont retrouvés depuis le 17 février dernier pour faire le point sur l’intercession qu’ils devaient mettre à profit pour étudier leurs domaines respectifs de la question.

La commission chargée de travailler sur la production animale et vivrière a été la première à fournir ses résultats, qui seront présentés à l’issue des assises au gouvernement et aux autorités de tutelle pour adoption et orientation des politiques publiques en la matière.

Dans le secteur de la pêche, la commission sur la production animale et végétale a proposé le «renforcement des capacités d’actions des brigades des pêches et le remplacement des moyens de contrôle de la pêche industrielle».

En matière de l’aquaculture, la commission a préconisé «la création d’une synergie entre les ministères en charge de la Pêche, l’Economie, l’Environnent, l’Aménagement du territoire et qui associent les ONG dans le cadre de la lutte les pollutions marines».

Elle a également appelé au «renforcement des moyens de contrôle de la pêche artisanale ; la mise en place d’un laboratoire national de contrôle qualité des produits halieutiques; la réhabilitation des stations piscicoles de l’Etat et la dotation en moyens logistiques adéquats permettant aux agents de l’Etat de suivre régulièrement les activités des promoteurs».

Lors de la dernière session de septembre, cinq commissions avaient été mises en place pour étudier les paramètres de la dépendance alimentaire du Gabon vis-à-vis de l’extérieur. Une commission a été mandatée pour étudier l’agriculture gabonaise dans son ensemble, une sur la production animale et vivrière, une autre sur la commercialisation des produits et denrées alimentaires, une commission sur la sécurité alimentaire et enfin sur la stratégie internationale face à la crise alimentaire.

L’agriculture gabonaise est encore dépendante à plus de 85% de ses importations de denrées alimentaires pour assurer la sécurité alimentaire, entraînant des dépenses de plus de 250 milliards de francs CFA par an qui plombent le budget annuel de l’Etat.

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