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Gabon : Idriss Ngari tend l’oreille aux médecins du secteur public

Le ministre de la Santé, Idriss Ngari, a rencontré le 4 mars dernier au Centre hospitalier de Libreville (CHL) les médecins regroupés au sein du Syndicat des médecins fonctionnaires du Gabon (SYMEFOGA) afin de négocier pour la résolution des points inscrits dans leur cahier des charges avant l’échéance de leur préavis de grève. Cette séance de travail a permis d’établir un dialogue entre les médecins fonctionnaires et la tutelle pour désamorcer le mouvement de grève de médecins qui pourrait aggraver la paralysie du secteur de la Santé qui sort d’une grève générale de près de deux mois.

Le Syndicat des médecins fonctionnaires du Gabon (SYMEFOGA) a tenu le 4 mars dernier au Centre hospitalier de Libreville (CHL) une séance de travail avec le ministre de la Santé, Idriss Ngari, pour déminer en douceur la crise latente qui perdure dans ce secteur.

Suite au dépôt d’un préavis de grève et d’un cahier des charges par les médecins fonctionnaires sur la table de la tutelle, le ministre Ngari a prestement engagé une concertation avec ce personnel de santé pour prévenir de nouvelles perturbations dans ce secteur qui commence à peine à reprendre son souffle après près de deux mois de grève

«Nous sommes parvenus à des conclusions déterminantes et intéressantes dans la mesure où nous avons tous accepté l’ouverture d’un dialogue social, pendant lequel nous allons passer en revu toutes les préoccupations du ministère de la Santé et également les revendications qui font jours de pluies dans les structures sanitaires du Gabon», a rapporté le ministre de la Santé au terme des travaux.

Idriss Ngari a estimé que ce dialogue devrait restaurer le calme dans ce secteur, «d’autant que le Syndicat national du personnel de santé (SYNAPS) n’a plus de raisons de maintenir sa grève vu que les revendications ont été satisfaites».

Concernant les salaires du mois de février, au égard à la reprise du service minimum, le ministre de la Santé a annoncé que le chef de l’Etat avait «décidé de leur accorder leurs bons de caisse afin qu’ils prennent leurs salaires du mois de février».

Le porte-parole du Syndicat des médecins fonctionnaires du Gabon (SYMEFOGA), Stéphane Illoko, a rappelé que «les médecins ne sont pas en grève».

Il a expliqué que le cahier des charges déposé avec le préavis de grève des médecins réclamait notamment «la réhabilitation minimum des structures dans le Centre hospitalier de Libreville», point sur lequel le ministre a mandaté le secrétaire général du département.

«Le deuxième point concerne le fait que nous ayons tous été mis sur bons de caisse», a expliqué le porte-parole du SYMEFOGA, ajoutant que sur ce point «le ministre a présenté les excuses du gouvernement (…) et reconnu l’existence du comité de crise du SYMEFOGA comme étant le seul interlocuteur».

La troisième revendication des médecins concerne enfin l’attribution d’une prime de servitude et de risque hospitalier.

L’ouverture rapide des négociations doit permettre à la tutelle de stabiliser le secteur de la Santé fortement perturbé depuis le début de l’année 2009.

A cet effet, le ministre a enfin rappelé les nombreux engagements du département de la Santé pour l’amélioration et le renforcement du système de santé national, citant notamment les projets de mise en réseau des maternités et des urgences pour désengorger le CHL.

Dans le cadre du renforcement des plateaux techniques de cet hôpital, le département de tutelle a notamment prévu l’équipement des urgences à hauteur de 586 millions de francs CFA, l’équipement des blocs opératoires pour 2 milliards de francs CFA, ou encore la poursuite des travaux de construction de la maternité B pour renforcer les capacités d’accueil.

Le ministère de tutelle doit également entreprendre l’acquisition en 2009 d’un scanner évalué à 950 millions de francs CFA, la réhabilitation des réseaux d’eau et d’électricité pour plus d’1,8 milliards de francs CFA, le renforcement des capacités du service de réanimation avec de l’équipement lourd, l’acquisition d’un incinérateur ou encore la construction d’un hôpital à Angondjé avec un institut de cancérologie.

Ce programme de redressement du système de santé national doit permettre de remettre sur pieds ce secteur qui connaît de fortes perturbations depuis 2003, qui se sont soldées par une grève générale depuis le 12 janvier dernier sur l’étendue du territoire national.

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