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BEAC : Abaga Nchama joue «patte blanche»

Les enquêtes sur les malversations financières à l’agence parisienne de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) vont se poursuivre, a annoncé le 18 février à Brazzaville, au Congo, le gouverneur de cette institution, Lucas Abaga Nchama. La poursuite de ces enquêtes s’inscrit dans le cadre de la restauration de la crédibilité de la banque engagée dès la prise de fonction du nouveau gouverneur.

Pour redorer l’image de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), le nouveau gouverneur de cette institution, l’Equato-guinéen Lucas Abaga Nchama, a annoncé le 18 février dernier la poursuite des enquêtes relatives aux malversations à l’agence de Paris, en France.

«Je crois que les Chefs d’Etat ont montré la voie de savoir qu’il faut poursuivre les enquêtes, restaurer la crédibilité à la banque centrale. Pour cela, il n’y a pas d’inquiétudes, je viens d’avoir le soutien du Chef de l’Etat et Président en exercice de notre communauté», a déclaré Lucas Abaga Nchama.

«Nous allons faire toute la lumière dans toutes ces affaires, restaurer la crédibilité au sein de la banque centrale», a-t-il poursuivi.

L’enquête ouverte par le Parquet de Paris a révélé ces premiers résultats le 9 février, dénonçant des faits litigieux à la justice gabonaise selon la source judiciaire.

Les personnes résidant en France, interrogées dans le cadre de cette enquête, ont pu «justifier de la licéité de leurs décaissements», avait indiqué une source judiciaire. Les autres éléments ayant émergé de l’enquête «concernent des personnes résidant en Afrique» et ont donc été transmis à la justice des pays concernés, notamment à la justice gabonaise via une «dénonciation officielle» des faits, avait précisé la même source.

Révélés en septembre dernier, les détournements de fond au bureau parisien de la BEAC par des employés de la banque ont atteint 25 millions d’euros entre 2004 et 2009, selon un rapport d’enquête interne de la Banque publié fin octobre 2009.

Ces sommes, nécessaires au fonctionnement du Bureau extérieur de la banque à Paris (BEP) et au règlement de factures de la BEAC, ont été détournées par des employés du BEP «au moyen de chèques, virements, retraits en espèces et titres de transport» frauduleux, selon ce rapport.

Sur le plan judiciaire, Armand Brice Ndzamba, comptable du bureau de la banque à Paris de 1992 à 2009, son épouse et Maurice Moutsinga, ancien directeur de la comptabilité au siège de la banque à Yaoundé, au Cameroun, ont été inculpés à Libreville, selon la BEAC.

L’ancien gouverneur de la BEAC, Philibert Andzembé, a été démis de ses fonctions le 17 janvier à l’occasion du 10 e sommet des Chefs d’ Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEMAC) et remplacé par l’Equato-guinéen Lucas Abaga Tchama, qui était justement selon certaines sources, venu évoquer le 29 janvier à Libreville, le cas des fonctionnaires gabonais avec le président Ali Bongo. Pour l’instant, le sort de Philibert Andzembe et ceux de plusieurs fonctionnaires gabonais impliqués dans ce scandale ne sont pas encore connus.

Désigné superviseur des audits de l’ensemble des institutions de la CEMAC, le président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema, avait déclaré le 24 janvier dernier qu’il va «saisir la Cour de justice de la CEMAC, qui va juger les fonctionnaires impliqués dans les détournements à la BEAC».

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