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Le «oui, mais» de Ndong Sima à la protection de la biodiversité

Face à la presse le 7 juin à Libreville, à l’occasion du bilan de ses 100 jours d’activités, le Premier ministre Raymond Ndong Sima s’est penché, entre autres, sur la préservation de la biodiversité, en prélude au Sommet sur le développement durable Rio+20.

Le chef du gouvernement a relevé la nécessité de concilier préservation de la biodiversité et activité économique, justifiant ainsi des projets agricoles dans les pays ayant des forêts. «Nous avons un problème à résoudre. Il faut qu’on créé de l’activité. Si nous ne déforestons pas, si nous ne plantons pas, de quoi vivrons nous demain ? Toujours du pétrole ? Et quand le pétrole sera fini de quoi vivrons nous ?», s’est interrogé Raymond Ndong Sima. «C’est bien la biodiversité, mais qu’est-ce qu’on nous paie dans cette biodiversité ?», a-t-il poursuivi.

«J’étais au sommet de la Terre à Rio en 1992. Ça fait 20 ans. Combien d’argent est rentré dans les caisses de l’Etat au titre de la conservation de nos espaces ? Pas beaucoup. Et même si de l’argent était resté, est-ce que nous sommes en train de dire qu’il faut encourager l’oisiveté et demander à la communauté internationale de nous verser de l’argent afin que nous versions cet argent à nos populations dans les villages sous forme de rente parce que nous aurions laissé nos forêts en état ?», s’est encore interrogé le Premier ministre gabonais.

«Nous sommes favorables à la conservation de la biodiversité et nous avons déjà fait l’effort en protégeant 15% du territoire», a indiqué Raymond Ndong Sima. En effet, le Gabon s’est doté en 2002 de 13 Parcs nationaux, se positionnant ainsi comme la porte d’entrée de «l’Afrique dans la forêt tropicale». Ce qui permettra au monde de découvrir les riches ressources du Gabon tout en préservant son héritage pour le bonheur des générations futures.

Les systèmes naturels dans ces Parcs ont été préservés et comprennent la plus grande part intacte de la forêt tropicale d’Afrique. Ils contiennent la plus grande concentration d’éléphants de forêt sur le continent, de multiples espèces d’oiseaux, de reptiles, et de mammifères, dont des gorilles, des chimpanzés, des mandrills et des hippopotames, et des milliers d’espèces de plantes que l’on ne trouve nulle part ailleurs. «Le reste de cet espace constitue des espaces qui peuvent être utilisés pour faire de l’agriculture», a conclu Raymond Ndong Sima.

La protection de la biodiversité figure parmi les 90 priorités retenues à l’occasion du Sommet sur le développement durable Rio+20, qui se tiendra du 20 au 22 juin prochain au Brésil.

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